L’Idate a publié la 13ème édition de son étude « le marché mondial des équipements de télécommunications ». En 2000, le marché mondial des équipements de télécommunications s’élevait ...

L’Idate a publié la 13ème édition de son étude « le marché mondial des équipements de télécommunications ». En 2000, le marché mondial des équipements de télécommunications s’élevait à près de 333 milliards de dollars, contre 299 milliards en 1999 (+ 11,4 %). En 2001, le marché mondial des équipements de télécommunications s’élevait à environ 300 milliards de dollars, soit un recul de 9,8 % par rapport à 2000. C’est le résultat d’un climat économique mondial morose où le secteur des télécommunications a été brutalement touché par l’éclatement de la « bulle TMT ». Après deux ans de croissance à deux chiffres, le secteur s’est engagé dans une restructuration profonde. Cette tendance s’est poursuivie au cours des premiers mois de 2002. Le marché mondial des équipements de télécommunications devrait continuer à décroître d’au moins 4 %. 2001 aura été marquée par la confirmation de l’orientation de l’offre industrielle vers des solutions orientées data : sur les infrastructures mobiles tout d’abord (13 % du marché mondial). Les contrats passés pour le déploiement de réseaux GPRS (Europe) ou CDMA2000 1X (Amérique du Nord, Corée, Chine), ainsi que les contrats UMTS ont permis à ce secteur de ne reculer que de 4 %. sur les marchés de l’accès. Les difficultés financières des opérateurs alternatifs ont entraîné les faillites des principaux fournisseurs de services DSL (Rythms Communications, NorthPoint aux Etats-Unis) et WLL (Winstar, Teligent). Ces acteurs ont en conséquence freiné ou stoppé leurs politiques d’investissement. Connaissant aussi de sérieux problèmes de financement, le secteur du câble a fait de même. Les développements de plates-formes d’accès haut débit ont été très progressifs. sur les marchés de transport WAN. Ce marché a reculé de 19 % en 2001, dû principalement aux difficultés financières des opérateurs longue distance. Fin 2001, début 2002, de nombreuses faillites ont été observées : Global Crossing, Carrier1, Williams Communications, MFN, Viatel, 360Networks ... La surcapacité déployée en Europe et en Amérique du Nord est très en avance par rapport aux besoins du marché, notamment sur les axes principaux. enfin, sur le LAN. Bien que la dynamique de ce marché soit restée soutenue, la tendance n’a pas été au sur-investissement en plates-formes IT, à quelque niveau que ce soit, compte tenu du ralentissement économique observé en 2001. En 2001, aucun sous-segment du marché mondial des équipements de télécommunications n’ a connu une croissance de plus de 5 %. Les marchés liés à la transmission et le marché des terminaux mobiles sont les secteurs les plus touchés par la crise. En 2001, le classement des dix premiers équipementiers de télécommunications a été bouleversé. Les équipementiers de terminaux sont restés assez protégés de la crise. A l’inverse, les équipementiers les mieux positionnés sur les marchés d’équipements optiques (Nortel Networks, Alcatel, Lucent Technologies) ont vu leur chiffre d’affaires chuter et leur rang dans le classement fléchir. Avec un chiffre d’affaires de 27,94 milliards de dollars, Nokia est en tête du classement des 10 premiers constructeurs mondiaux en 2001 (3ème place en 2000). Alcatel arrive en seconde position avec un chiffre d’affaires de 22,70 milliards de dollars (5ème en 2000). Motorola prend la 3ème place avec un chiffre d’affaires de 22,26 milliards de dollars (4ème en 2000). Siemens prend la 4ème place (8ème en 2000) avec un chiffre d’affaires de 21,54 milliards de dollars. Puis viennent dans l’ordre Lucent (20,40 milliards de dollars) qui passe de la 2ème place à la 5ème place, Ericsson (19,51 milliards de dollars) qui conserve sa 6ème place, Cisco (17,87 milliards de dollars) 7ème place inchangée, NEC (17,80 milliards de dollars), qui passe de la 9ème à la 8ème place, Nortel (17,50 milliards de dollars), de la 1ère à la 9ème place, et Matsushita (7,77 milliards de dollars) de la 15ème à la 10ème place. En 2001, les grands marchés des équpements de télécommunications restent concentrés sur les zones américaines, européennes et asiatiques, tout en présentant chacun de notables particularités. En Amérique du Nord, le marché des équipements de télécommunications est resté orienté massivement autour des offres LAN. Le segment des infrastructures mobiles a été moins touché que les autres. En revanche, les secteurs des plates-formes IP et des équipements optiques ont enregistré des baisses à deux chiffres en valeur en 2002. Les déploiements de solutions LMDS, notamment aux Etats-Unis, a été complétement arrêté (faillite de Teligent, Winstar). En Europe, le marché des équipements de télécommunications a été marqué par l’absence des déploiements de technologie attendus (UMTS et LMDS) ainsi que par un déploiement très progressif des plates-formes DSL. Dans la région asiatique, les marchés d’équipements sont restés dominés par la Chine et le Japon. Pour faire face aux difficultés du secteur, les principaux équipementiers ont mis en place de profonds plans de restructuration. Les manufacturiers télécoms ont recentré leurs activités en se séparant de leurs activités non stratégiques auprès d’entreprises spécialisés dans la reprise d’actifs et ont mis en place d’importantes politiques de réduction des coûts d’exploitation se traduisant par des plans importants de licenciements et par l’externalisation de leurs activités de production. Compte tenu de la situation toujours difficile du secteur, les plans de licenciement devraient se poursuivre en 2002. Lucent Technologies a ainsi annoncé le licenciement de 5 000 salariés supplémentaires, ramenant ses effectifs à 50 000 personnes, contre 105 479 en 2000. Siemens et Nortel ont prévu respectivement les licenciements de 6 500 et 3 500 employés supplémentaires concernant, pour le premier, ses activités ICN, pour le second ses activités optiques. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 28/08/2002)