Les élèves qui utiliseraient des outils mobiles pour faire leurs devoirs se montreraient plus intéressés et attentifs. Un cap encore loin d'être franchi au sein de la classe.

Outre-Atlantique, plus d'un tiers des collégiens feraient leurs devoirs en partie en se servant d'appareils mobiles type tablette ou smartphone. Mais cet usage reste au domicile : l’utilisation des appareils mobiles en classe est encore loin de faire partie des usages pédagogiques. Selon une étude réalisée en ligne par TRU et  commissionnée par la Fondation Verizon auprès d’un millier d’élèves, très peu d’élèves sont effectivement autorisés à se servir de terminaux mobiles dans le cadre de travaux en classe : 66% des personnes interrogées déclarent n'avoir pas le droit d'utiliser une tablette, même à des fins pédagogiques, et 88% évoquent l'interdiction d'un smartphone. Une large majorité (54%) d’élèves confie également ne pas être autorisée à utiliser un ordinateur portable pendant les travaux pratiques.

Des outils qui font naître certaines vocations ?

L’étude souligne pourtant que les élèves qui se servent de ces terminaux en cours développeraient plus facilement des intérêts pour certaines matières. En effet, 67% des élèves qui utilisent des ordinateurs portables en classe admettent que cet outil leur permet notamment de mieux retenir leurs leçons, notamment en mathématiques, ainsi qu’en sciences. Un avis qu’il est possible de retrouver presque en même proportion pour les élèves qui disposent de tablettes durant les cours (55%). Autant de matières pour lesquelles les jeunes qui réalisent des exercices via des outils numériques éprouvent plus d'intérêt que ceux qui ne passent pas par ces canaux.

Quelques distinctions

Parmi ceux qui se servent de l’un de ces terminaux, 54% d’entre eux se montrent plus attentifs pendant ces matières, contre 45% pour les élèves qui n’en utilisent pas en classe. Les analystes pensent qu’il pourrait s’agir ici d’un avantage non-négligeable tout au long la poursuite de leurs études, et cela dès le lycée. Les analystes, qui ont conduit les interviews d’un millier d’élèves âgés de 11 à 14 ans font également certaines distinctions entre les élèves qui se servent d’appareils mobiles chez eux. Les chiffres révèlent en effet que les élèves afro-américains et hispaniques ont une plus grande propension à utiliser ces outils mobiles pour leurs devoirs à la maison que les élèves d’origine caucasienne.