Télécom. France Télécom a annoncé avoir réalisé en 1998 un chiffre d'affaires en hausse de 5,2 % (voir la revue de presse du 15/02). Les mobiles (15,2 % du chiffre d'affaires, en hausse de 43,7 %),...

Télécom. France Télécom a annoncé avoir réalisé en 1998 un chiffre d'affaires en hausse de 5,2 % (voir la revue de presse du 15/02). Les mobiles (15,2 % du chiffre d'affaires, en hausse de 43,7 %), l'international (9,3 % du CA, en hausse de 39,3 %) et Internet (3,8 milliards de minutes en 1998, contre presque rien il y a deux ans) restent les trois principaux moteurs de croissance. Le trafic téléphonique domestique (fixe et mobile) a progressé de 9,2 % sur l'ensemble de l'année. La moitié de cette hausse provient des mobiles, 20 % sont attribuables à Internet. L'érosion entamée depuis 1996 du chiffre d'affaires dans la téléphonie fixe n'a pu être stoppée. Depuis 1996, obligé de "casser" les prix pour ne pas se laisser de "boulevard" à ses concurrents, France Télécom a consenti d'importantes baisses de prix qui pèsent sur cette activité. Représentant à lui seul 57,9 % du chiffre d'affaires consolidé du groupe (contre 63,2 % en 1997), le téléphone fixe a enregistré en 1998 un chiffre d'affaires de 93,584 milliards de F (14,27 millions d'euros), soit une diminution globale de 3,6 milliards de F. Si on ne prend en compte que l'activité en France, le chiffre d'affaires fixe est en baisse de 5 %, si l'on inclut le trafic fixe réalisé par les filiales internationales, il chute de 3,7 %. Pour compenser ces réductions de tarif, France Télécom compte sur plusieurs leviers. Tout d'abord, l'augmentation de ses abonnements à compter du 1er mars devrait lui permettre de générer près de 3 milliards de F de recettes supplémentaires en 1999. De plus, le groupe multiplie les options commerciales. Même si elles pèsent sur le CA en proposant des réductions, elles séduisent de plus en plus d'utilisateurs (4,6 millions de souscriptions à la fin 1998). Enfin, France Télécom mise massivement sur l'augmentation du trafic. Le trafic fixe a ainsi augmenté de 7,2 % en 1998, contre 6,4 % en 1997. (Les Echos - La Tribune - 16/02/1999)