Il y a encore un an, le téléphone mobile était le privilège de l'élite économique et financière moscovite. A l'automne 1998, les trois plus grandes compagnies de téléphonie mobile implantées à Mo...

Il y a encore un an, le téléphone mobile était le privilège de l'élite économique et financière moscovite. A l'automne 1998, les trois plus grandes compagnies de téléphonie mobile implantées à Moscou ont perdu brusquement des milliers de clients, des jeunes "golden-boys" touchés par la crise qui dépensaient jusque là sans compter, affichant ostensiblement le signe de leur réussite, le portable. Aussi pour survivre, elles ont dû rendre le mobile abordable. A partir de l'été, on a ainsi vu fleurir en Russie de nombreuses offres exceptionnelles : facturation à la seconde, diminution du prix de la minute de communication, diversification des offres en fonction des besoins ... Seule exception encore handicapante, l'abonné paie aussi bien l'appel reçu que celui qu'il effectue. Le coût du branchement en réseau a fortement chuté, comme celui des appareils. Aujourd'hui, il n'est pas rare de trouver des modèles autour de 100 à 150 dollars, soit quatre fois moins qu'il y a deux ans. Aussi, début octobre, Moscou comptait plus de 550 000 abonnés pour 9 millions d'habitants, soit 50 % de plus qu'au début de l'année. Selon les experts, le million d'abonnés devrait être franchi l'an prochain. Moscou reste toutefois une exception. En effet, selon toutes les études occidentales, 0,6 % seulement de la population russe possède un portable. Mais la "démocratisation" est bien réelle. Alors que la facture mensuelle du client "moyen" avoisinait les 250 dollars l'an dernier, elle est actuellement de 120 dollars et devrait continuer de baisser. (Christine Weissrock - Atelier Paribas)