Si les entreprises publient de plus en plus de contenus sur Twitter, elles le font également en cumulant les comptes et les outils. Mais cette solution est-elle vraiment fiable ?

 62% des 253 grandes marques interrogées par Brandwatch, une entreprise délivrant des outils de gestion pour les réseaux sociaux, ont tweeté en 2011 contre 97,6% en 2013. Une intensification que remet en question dans un papier récent, Tim Grimes, manager stratégique à mycleveragency. Celui-ci revient notamment sur les enjeux liés à la tendance des multi-comptes, qui pour lui semble peut appropriée à la communication avec le consommateur. Car en effet, si les marques tweetent plus (plus de la moitié des marques interrogées postent au moins 30 messages par semaine), elles seraient également plus à multiplier les comptes pour le faire.

L’utilisation de plusieurs comptes s’est développée

Ainsi, elles sont 63% à en avoir plus d’un alors qu’elles étaient 7% en 2011. Généralement, ces dernières en ont un consacré à l’engagement auprès du consommateur, qui sert pour la relation client, et un autre pour relayé les nouvelles offres et autres informations à propos de l’entreprise. Certaines marques ont aussi des comptes différents pour chaque zone géographique. C’est le cas de Dell qui en accumule ainsi quarante-quatre, soit le maximum possédé par une marque. Selon Tim Grimes, la pertinence du multi-comptes n’est pas toujours avérée car cela risque de réduire le nombre de followers par compte et de ralentir le développement de l’image de la marque sur le réseau social. Toutefois, la possibilité de diffuser des messages ciblés peut se révéler approprié. Il explique ainsi que la séparation des comptes destinés à la relation client et à la communication sur la marque est souvent la bienvenue.

Le développement d’autres plates-formes pour Twitter

Mais le cumul des comptes est également perceptible dans la nécessité qu’ont les entreprises à utiliser désormais des tableaux de bord tels que Hootsuite et Tweetdeck. Plus de la moitié des marques utilisent ainsi au moins une autre plateforme pour diffuser leurs courts messages, alors que 38% n’utilisent pas du tout l’interface Twitter elle-même. Tim Grimes remarque l’entrée réussie de deux nouveaux acteurs sur ce secteur : Sprout Social et Conversocial alors que la plateforme Twitter a connu un léger regain d’utilisation ces dernières années. Peu d’entreprises ont souhaité déclarer combien de personnes travaillaient à la gestion du site de microblobbing. Parmi celles qui l’ont fait, on obtient une moyenne de quatre employés y étant dédiés, ce nombre étant justifié par le nombre de comptes gérés et la réactivité exigée sur le réseau social.

 

Rédigé par Timothée Sicot
Chargé de veille