mettra en place. La nouvelle norme UMTS appelée à remplacer l'actuel standard GSM pourrait n'intervenir que dans une dizaine d'années. Considéré comme normal en raison de la complexité de la défini...

mettra en place. La nouvelle norme UMTS appelée à remplacer l'actuel standard GSM pourrait n'intervenir que dans une dizaine d'années. Considéré comme normal en raison de la complexité de la définition d'un nouveau standard mondial, ce délai pourrait aussi être attribué à l'attitude prudente des opérateurs ayant déjà investi énormément dans leurs infrastructures mobiles. Chez France Télécom on estime notamment que l'UMTS et les nouvelles applications multimédias qui en découlent devront coexister plusieurs années avec la norme actuelle "cette nouvelle norme devra s'intégrer de la manière la plus harmonieuse possible avec le réseau existant". Sa priorité actuelle reste l'amélioration de la couverture nationale de son réseau, notamment dans les zones à forte densité de population, dans le métro et dans le TGV. Bouygues Télécom pour sa part, appliquant la même stratégie, prévoit d'élargir très rapidement la couverture géographique de son réseau. Bien que faisant tout ce qu'ils peuvent pour être prêts à temps, les industriels, quant à eux, restent néanmoins prudents sur la rapidité d'adoption de cette norme. Que ce soit Lucent, Nokia, Motorola ou les autres constructeurs d'infrastructures, tous estiment que les performances offertes par le téléphone mobile de la troisième génération devraient élargir considérablement le champ des applications de la radiotéléphonie, grâce notamment à "l'Internet radio". La montée en puissance de la troisième génération de radiotéléphone sera progressive, certains analystes estiment même qu'elle sera très lente "d'ici à 2005, sur 733 millions d'utilisateurs GSM dans le monde, les systèmes de troisième génération ne devraient concerner que 60 millions d'utilisateurs". (Les Echos - 23/02/1998)