Pour faciliter la gestion des transports, de l'énergie ou améliorer la sécurité, il n'est pas forcément besoin de mettre en place des infrastructures coûteuses. Un exemple de scénario de transformation urbaine avec la capitale du Kenya.

Nairobi, dépendante du mobile pour son développement ?

Nairobi va connaître d'importants changements économiques et démographiques dans les années à venir. Changements qui provoquent des problèmes d'organisation du territoire et appellent des solutions qui pourraient venir en partie du mobile surtout, et du cloud et des réseaux sociaux selon un rapport d'IBM. Le groupe s'est ainsi intéressé à l'impact de ces outils pour améliorer la gestion urbaine à moindre prix. Prenant la capitale kenyanne comme support pour son scénario. La première difficulté provient du transport et du trafic : selon les fonctionnaires municipaux, les embouteillages provoquent une perte de productivité et de la pollution, coûtant 600 000 dollars par jour à l'économie. IBM propose du coup le développement d'infrastructures et d'un système de prix permettant de réguler le trafic, dont le paiement pourrait passer par une application mobile. En effet, le liquide et le mPaiement dominent au Kenya. La société propose également le développement d'un système de repérage et de prévision du trafic grâce aux signaux de densité récoltés via le téléphone mobile ou l'installation de micropuces au permis de conduire enregistrant les itinéraires. 

Le cloud et les réseaux sociaux aussi en ligne de mire

Une autre solution envisageable serait le développement d'applications pour le repérage de places de parking libres. Un système d'autant plus efficace que plus de 70% des Kenyans sont équipés d'un mobile. Autre secteur d'importance : l'énergie, et surtout sa fiabilité et son accessibilité. Améliorer les conditions de production et de distribution d'énergie dans une zone géographique pourtant riche en ressources naturelles, permettrait d'améliorer les conditions de vie de la population et la compétitivité des entreprises. Car, par exemple, la capitale enregistre 11 000 fluctuations de haute tension et pannes d'électricité chaque mois. Le manque d'efficacité du secteur pourrait être réglé, selon IBM, grâce au développement d'énergie alternative ou à des compteurs d'électricité intelligents permettant de comprendre son propre modèle de consommation.

Des problèmes de sécurité

Enfin, le troisième domaine principal à améliorer selon IBM est la sécurité. Et pour cause, le rapport évoque qu'en septembre 2011, cent personnes sont mortes en essayant de récupérer de l'essence par une fuite de tuyau, ou encore que 9 appels sur 10 aux services d'urgence publics demeurent sans réponse. Pour IBM, Nairobi utilise déjà la technologie car la ville a déjà développé un réseau de vidéosurveillance. Néanmoins, des améliorations peuvent être apportées. D'abord, par la création d'un système de centralisation de l'information partagée avec les acteurs publics et privés de la sécurité en passant par le cloud computing. Enfin, les réseaux sociaux eux-mêmes pourraient servir la ville en permettant une meilleure communication entre les services gouvernementaux, le secteur privé et les citoyens.