Avec déjà plus de un million d'abonnés moins de huit mois après son lancement, NetZero est en passe de gagner son pari : devenir l'un des plus gros fournisseurs d'accès Internet aux Etats-Unis. Au...

Avec déjà plus de un million d'abonnés moins de huit mois après son lancement, NetZero est en passe de gagner son pari : devenir l'un des plus gros fournisseurs d'accès Internet aux Etats-Unis. Au rythme actuel de sa progression, cette start-up de Los Angeles devrait compter plusieurs millions d'abonnés au milieu de l'année prochaine. Fournissant un accès gratuit au web à ses abonnés, NetZero se rémunère sur une partie des revenus publicitaires. L'internaute doit répondre à une quinzaine de questions précises dès qu'il décide de s'abonner. Ces réponses déterminent un premier profil du consommateur, nécessaire pour lui envoyer des publicités adaptées à ces goûts supposés. L'internaute n'a pas le choix de son logiciel de navigation du Net. Il doit télécharger gratuitement le programme maison, à travers lequel il pourra se connecter à Internet, mais qui l'oblige à visualiser en permanence une bannière d'environ 2,5 x 9 cm. Bien qu'il puisse la déplacer, il ne peut ni la fermer, ni même modifier sa surface. Une analyse permanente de ses visites sur le web permettra ensuite d'affiner le profil de chacun, afin de rendre ces publicités encore plus importantes. NetZero est en fait le seul service permettant d'afficher des publicités réellement individualisées, envoyées le cas échéant à un seul abonné. Le numéro de téléphone et le code postal de l'internaute permettent de savoir avec précision où habitent les abonnés, information servant notamment à proposer des publicités pour des annonceurs "locaux". Assurant avoir doublé ses prévisions de recettes publicitaires avec des annonceurs comme Disney, Macy's ou Amazon.com, NetZero indique ne pas pouvoir accueillir pour l'instant davantage d'annonceurs. Prévoyant de s'introduire au Nasdaq avant la fin de l'année, la société pense déjà à l'étape suivante : la grande vitesse. Espérant proposer dès l'année prochaine des liaisons téléphoniques numérisées à la norme ADSL, son PDG, Ronald Burr, assure "Elle est notre avenir. Cela ne sera peut être pas entièrement gratuit, mais nous proposerons le service à nos abonnés à la moitié du prix actuel". Aux Etats-Unis o* plus de 4 000 ISP se concurrencent, le prix mensuel de l'ADSL peut, selon les vitesses et les options offertes, commencer à 50 dollars et atteindre 200 dollars. (Les Echos - 11/06/1999)