Le projet de concentration des activités réseaux du finlandais Nokia et de l'allemand Siemens, annoncé en juin par les deux sociétés, a été approuvé le 15 novembre par la Commission européenne...

Le projet de concentration des activités réseaux du finlandais Nokia et de l'allemand Siemens, annoncé en juin par les deux sociétés, a été approuvé le 15 novembre par la Commission européenne. Nom de la nouvelle entité : Nokia Siemens Networks.
 
Selon la Commission, cette fusion ne portera pas préjudice "de manière significative" à "une concurrence effective dans l'espace économique européen".
 
Nokia Siemens Networks sera détenu à 50 % par chacune des parties. Malgré cette parité effective, Nokia, qui garde la majorité au conseil d'administration, devrait conserver un ascendant sur le plan opérationnel.
 
Simon Beresford-Wylie, qui a été désigné pour prendre la tête du groupe, a souligné l'importance de "cette décision de la Commission européenne", qui représente pour lui "un évènement charnière".
 
L'opération devrait avoir "une incidence sur la concurrence essentiellement dans le secteur des équipements de réseaux mobiles, Nokia exerçant des activités limitées dans celui des télécommunications fixes".
 
Un monopole ne semble donc pas à craindre. A ce sujet, la Commission a rappelé que malgré les importantes parts de marché que cette entité détiendra, la structure du marché demeurera concurrentielle. En effet, "des concurrents crédibles, parmi lesquels le numéro un du marché Ericsson et Alcatel-Lucent, [seront] présents en nombre suffisant sur le marché".
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 16/11/2006)