Et si l'Internet d'aujourd'hui touchait bientôt à sa fin? La National Science Foundation (NSF) vient en effet d'annoncer que BBN Technologies, l'entreprise qui avait déjà remporté l'appel d'offres pour la création de l'Internet à la fin des années 1960...

Et si l'Internet d'aujourd'hui touchait bientôt à sa fin? La National Science Foundation (NSF) vient en effet d'annoncer que BBN Technologies, l'entreprise qui avait déjà remporté l'appel d'offres pour la création de l'Internet à la fin des années 1960, recevra 2,5 millions de dollars par an pendant quatre ans pour coordonner la conception d'un environnement global pour des innovations de réseau (Global Environment for Network Innovations - GENI).
 
Principal objectif de ce projet: revoir complètement la conception de l'architecture Internet afin de régler les dysfonctionnements liés au Web en terme de sécurité, ou pour développer de nouvelles approches de l'Internet liées, notamment, à la mobilité.
 
Ainsi, la National Science Foundation va permettre à des chercheurs et à des professeurs d'élaborer et de tester différents sans endommager le réseau actuel.
 
Le projet avait initialement débuté en 2005 et avait été mené par des chercheurs sous la houlette de Larry Peterson, directeur du département des sciences informatiques de l'université de Princeton, aux Etats-Unis. Grâce à la collaboration prochaine de BBN Technologies, le projet GENI pourra se développer plus vite. La mise en place d'installations expérimentales pour l'élaboration d'un nouvel environnement Internet pourra également se faire plus rapidement.
 
Mais pour mettre en place un nouvel Internet, il faudra très certainement, à terme, remplacer, ou tout du moins faire évoluer, les équipements de l'actuel réseau. Sans compter l'élaboration ou la réécriture des programmes informatiques, ce qui pourrait coûter des milliards de dollars.
 
Néanmoins, dans un premier temps, la NSF prévoit de développer le nouveau réseau Internet parallèlement au premier pour faciliter les migrations.
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 23/05/2007)