Créée en février dernier, basée en Côte d’Azur, Odisei veut substituer sa technologie aux standards téléphoniques équipant aujourd’hui la majorité des entreprises dans le monde. Toutes les grandes f...

Créée en février dernier, basée en Côte d’Azur, Odisei veut substituer sa technologie aux standards téléphoniques équipant aujourd’hui la majorité des entreprises dans le monde. Toutes les grandes firmes de télécommunications intéressées par ce domaine sont persuadées qu’il ne subsistera à terme qu’un seul type de support pour véhiculer les données multimédias et la voix. Odisei est persuadé de détenir la solution “nous avons six mois d’avance sur nos concurrents et l’avantage d’une solution non propriétaire qui a toutes les chances de s’imposer comme un standard”. Une entreprise pourra, avec son produit, faire basculer toutes ses communications sur son Intranet et gérer en même temps la vidéo, le transfert de fichiers ou la consultation de bases de données. Selon les estimations les plus pessimistes tablant sur 60 millions d’utilisateurs, ce marché s’élèverait dès la première année à au moins 4 milliards de dollars. Odisei vendra ses produits à des équipementiers comme 3Com, Lucent, Nortel ou Alcatel qui intégreront sa technologie dans des solutions sur mesure ou clefs en main “nous avons le potentiel pour croître de 200 à 300 % par an, avec l’objectif d’être le numéro un mondial de ce segment dans trois ans”. Frédéric Artru, son fondateur, multiplie les collaborations et les partenariats pour intégrer dans son produit les spécifications des fabricants de téléphones et des développeurs d’applications logicielles, dont la commercialisation débutera au début de l’an prochain aux Etats-Unis, marché jugé plus mûr. (Les Echos 25/11/1998)