FCC pour la téléphonie longue distance aux Etats-Unis. Ce marché très concurrentiel, évalué à près de 80 milliards de dollars, est l'enjeu d'une terrible bataille entre quelques opérateurs comme ATT...

FCC pour la téléphonie longue distance aux Etats-Unis. Ce marché très concurrentiel, évalué à près de 80 milliards de dollars, est l'enjeu d'une terrible bataille entre quelques opérateurs comme ATT, MCI, Sprint ou Worldcom. A condition d'ouvrir leur propre marché local à la concurrence, les Baby Bells peuvent, depuis février 1996, y pénétrer. Exerçant dans chaque région leur monopole, les Baby Bells sont désormais tenues d'ouvrir aux nouveaux entrants ce marché du téléphone local représentant au total 100 milliards de dollars. La Baby Bell de la région de Chicago, Ameritech, a été la première au début de l'année à demander officiellement l'autorisation à la FCC d'offrir dans le Michigan et dans l'Illinois des services de téléphonie longue distance. Hier soir, très tard, la décision de la FCC était attendue pour le Michigan, l'Illinois ayant fait l'objet d'une demande séparée. Récemment, le PDG d'Ameritech, Dick Notebaert, s'attendant à un refus, a déclaré qu'il attendait de la FCC qu'elle précise "des règles claires et réalistes" pour permettre aux opérateurs locaux d'entrer sur le marché des télécommunications longue distance, car il considère que les textes sont trop flous. La mise en oeuvre de la loi sur la dérégulation du marché des télécommunications aux Etats-Unis connait de nombreux obstacles, aussi bien pour l'entrée sur le marché des télécommunications longue distance que pour celui de la téléphonie locale. Récemment, dans le Missouri, une cour d'appel a jugé que la FCC n'avait pas à déterminer le prix plafond auquel les compagnies régionales peuvent louer leurs réseaux aux nouveaux entrants apportant ainsi une victoire aux Baby Bells peu pressées de voir leur monopole s'effriter. Reed Hundt, le président de la FCC, devant cette accumulation d'obstacles déclarait la semaine passée que la loi sur les télécommunications ne fonctionnait pas et que le congrès devrait l'amender afin que le marché du téléphone local puisse réellement s'ouvrir. (Les Echos - 20/08/1997)