Les opérateurs mobiles virtuels sont-ils les nouveaux grands gagnants du secteur de la téléphonie? Selon le régulateur national, sur les 49 millions de clients mobiles en France, 1,46% aurait...

Les opérateurs mobiles virtuels sont-ils les nouveaux grands gagnants du secteur de la téléphonie? Selon le régulateur national, sur les 49 millions de clients mobiles en France, 1.46% aurait souscrit un abonnement aux MVNO (Mobile Virtual Network Operator).  Soit 693 800 personnes. Une goutte d'eau? Certainement. Mais quatre nouveaux abonnés sur dix choisissent désormais un opérateur virtuel. Les petits ruisseaux ne font-ils pas les grandes rivières?
 
Deux types d'opérateurs mobiles existent. Les principaux, les MVNO, achètent du temps de communication aux grands opérateurs. Les autres sont des contrats de licence chargés de la distribution de forfaits pour une marque. Aujourd'hui, les MVNO sont au nombre de dix. Parmi eux, Neuf Mobile, Fnac Mobile, Universal Music Mobile ou encore Virgin Mobile se distinguent, nés de sociétés réputées.
 
A ces dix challengers, plusieurs nouveaux devraient se greffer, issus d'acteurs de la grande distribution comme Carrefour et Auchan ou de clubs de football. Pour Franck Cadoret, le directeur général Commerce et Service client de SFR, "c'est un séisme!".
 
Et les nouveaux candidats ne manquent pas. Selon Didier Quillot, le PDG d'Orange France, il s'agit "d'un effet de mode par rapport au mobile". Pour d'autres, comme M. Cadoret, c'est l'image d'argent facile que véhiculent ces opérateurs qui prime. Pourtant, dit-il, "dans notre industrie, vous investissez d'abord et vous avez un retour après plusieurs années". Les MVNO sont-ils aussi riches qu'ils le paraissent? D'autant que le nombre d'opérateurs en course favorise la concurrence et par conséquent tend à faire baisser les prix.
 
Malgré tout, ils sont nombreux à espérer pouvoir acheter des minutes de communications aux principaux opérateurs, Orange, SFR et Bouygues Télécom. Ce dernier restant très précautionneux. Didier Quillot note que ce sont en majeure partie des "fournisseurs d'accès Internet, des opérateurs télécoms, des grandes marques de distribution, des banques, des acteurs de la presse". La diversité ne manque pas! Cependant, ajoute t-il, il y a "assez peu de candidats qui seront capables de réunir les conditions". Soit un important investissement, des compétences particulières et une véritable stratégie.
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 11/09/2006)