Après les annonces de Compaq et Dell désormais prêts à livrer des PC équipés de modem ADSL, c’est au tour du quatrième opérateur mondial de télécommunications, MCI-WorldCom d’annoncer, au cours du C...

Après les annonces de Compaq et Dell désormais prêts à livrer des PC équipés de modem ADSL, c’est au tour du quatrième opérateur mondial de télécommunications, MCI-WorldCom d’annoncer, au cours du Comdex, qu’il proposerait, d’ici à mars prochain, un service d’accès à Internet ultra rapide dans 25 grandes villes américaines. Ce service sera commercialisé directement par le groupe en direction des entreprises. Le marché résidentiel sera attaqué en partenariat avec des fournisseurs d’accès à Internet.

Jusqu’à présent, bien que proposé par les industriels depuis le milieu des années 90, l’ADSL était pénalisé par des incertitudes réglementaires. Propriétaires des fils de cuivre aboutissant chez l’abonné, les opérateur locaux refusaient d’investir massivement dans cette technologie de peur d’être ensuite contraints de sous-louer leurs lignes modernisées à des concurrents. A condition de mettre sur pied des filiales indépendantes louant des lignes à leur maison mère, les opérateurs locaux ont obtenu récemment l’autorisation de la FCC pour déployer de l’ADSL. Chaque concurrent se lançant dans l’ADSL pourra exiger un accès à ces lignes dans des conditions économiques équivalentes, les investissements dans l’ADSL demeurant alors à sa charge. MCI WorldCom va ainsi louer des lignes aux opérateurs locaux.

Par ailleurs, voulant se diversifier dans la vente d’accès à Internet, les câblo-opérateurs modernisent leurs réseaux, ce qui explique aussi l’essor programmé de l’ADSL. Les câblo-opérateurs ont ainsi pris de l’avance sur les groupes de télécommunications. Or, menacés par de nouveaux opérateurs et par les câblo-opérateurs, les groupes de télécommunications pourraient bien se décider à passer à l’action, d’autant plus que de nouvelles versions de la technologie DSL, en cours de standardisation, permettront de vendre ce service sans que les opérateurs aient besoin de déplacer un technicien chez l’abonné. (Les Echos 23/11/1998)