objectifs. Sur le marché français des télécommunications libéralisé le 1er janvier dernier, les nouveaux acteurs ne parviennent pas à respecter leurs “business plan” présentés lors de leur introdu...

objectifs. Sur le marché français des télécommunications libéralisé le 1er janvier dernier, les nouveaux acteurs ne parviennent pas à respecter leurs “business plan” présentés lors de leur introduction en Bourse. Bien que chacun enregistre un chiffre d’affaires en hausse, tous annoncent une croissance moins forte que prévu. Certains, annoncent des pertes supérieures aux prévisions. Cotés sur la place de Paris, tenus à ce titre de détailler leurs résultats semestriels, Omnicom, Phone System & Networks et Western Telecom n’échappent pas à la règle. Western Telecom a ainsi annoncé hier des résultats plus faibles que prévus (voir la revue de presse du 27/10). Fin septembre, Phone System & Networks a annoncé un chiffre d’affaires semestriel de 15,3 millions de F.Cette tendance devant se poursuivre au second semestre, le groupe serait pour l’ensemble de l’exercice loin de son objectif initial de 50 millions de F. Omnicom, pour sa part, annonçait lui aussi à la mi-octobre une révision de ses chiffres pour 1998.

Il faut dire que le marché ne s’ouvre que progressivement. Et surtout, comme le font remarquer les opérateurs, négocier des accords d’interconnexion avec France Télécom s’avère souvent plus long que prévu. Résultat, les plans d’affaires se trouvent décalés de quelques mois. Sur le plan tarifaire en particulier, l’agressivité de France Télécom, malgré la concurrence, ne se dément pas.

Résolus à survivre, les nouveaux opérateurs s’adaptent. Ainsi Phone Systems préfère devenir revendeur de minutes en profitant d’accords d’interconnexion conclus par d’autres opérateurs plutôt que de s’interconnecter à France Télécom sur tout le territoire. Le groupe vendra à ses clients, à cet effet, des boîtiers électroniques permettant de sélectionner automatiquement l’opérateur partenaire dans chaque région. De son côté, Omnicom compte combler son retard en misant sur ses propres forces et en concluant des accords de partenariat. (les Echos 28/10/1998)