Les trois grands opérateurs de téléphonie mobile n'ont pas perdu de temps pour répondre aux accusations du Canard Enchaîné. Ils nient en bloc avoir passé des accords pour se partager le marché et...

Les trois grands opérateurs de téléphonie mobile n'ont pas perdu de temps pour répondre aux accusations du Canard Enchaîné . Ils nient en bloc avoir passé des accords pour se partager le marché et pratiquer des tarifs communs.

Les communiqués de presse ne se sont pas faits attendre. Dès mercredi soir, Orange, SFR et Bouygues Télécom ont réagi, parfois avec virulence, aux accusations dont ils font l'objet. Selon eux, les éléments du dossier du Conseil de la concurrence ont été mal interprétés et ont donné lieu à une série d'extrapolations.

Chez SFR par exemple, on " conteste vigoureusement l'existence de toute entente ou d'un quelconque contrôle du marché de la téléphonie mobile en France" et ajoute que " les assertions selon lesquelles les opérateurs auraient tenu des réunions secrètes mensuellement relèvent de la pure fantaisie et ne correspondent à aucune accusation du dossier".

Orange met l'accent sur le "caractère effectivement concurrentiel [du marché de la téléphonie mobile]" et qualifie de "totalement irréaliste" l'idée d'un "pilotage" du marché.

Chez Bouygues Télécom, on traite d'absurde ces suppositions : pourquoi l'opérateur aurait-il passé un accord limitant sa part de marché à un niveau nettement inférieur à celui de ses concurrents ? Bouygues rappelle également sa plainte déposée devant le Conseil de la concurrence pour lutter contre le duopole Orange SFR.

Au final, les trois opérateurs contestent ces accusations, mais ne donnent aucun élément permettant d'attester de leur bonne foi. Tous réservent leur défense au Conseil de la concurrence, selon les termes du communiqué de SFR.

L'UFC Que Choisir, qui avait déjà attaqué les trois opérateurs pour entente illégale en février 2002, pourrait demander l'indemnisation des usagers. Les trois opérateurs risquent fort de pâtir de cette affaire, tant sur le plan financier qu'au niveau de leur réputation. Verdict dans le courant du mois de novembre…

(Atelier groupe BNP Paribas - 25/08/2005)