2000. Des représentants d'organismes spécialisés comme le Global 2000 Coordinating Group, le Gartner Group, PS Consulting ou des missions gouvernementales vérifient actuellement si les infrastructu...

2000. Des représentants d'organismes spécialisés comme le Global 2000 Coordinating Group, le Gartner Group, PS Consulting ou des missions gouvernementales vérifient actuellement si les infrastructures vitales de tous les pays du monde seront en état de marche pour le prochain nouvel an. Durant la dernière semaine de janvier, une délégation de six personnes mandatées par le gouvernement américain ont ainsi visité EDF-GDF, le ministère des transports, de la santé, du tourisme, la direction générale de l'aviation civile, France Télécom, l'Association française des banques, le Medef. Apparemment, la France n'a pas trop mal réussi cet examen. Selon un proche de Gérard Théry, au Comité national pour le passage à l'an 2000 "on nous a surtout dit que l'on ne communiquait pas assez sur ce que l'on fait". Dans ces classements dont les conséquences économiques peuvent être majeures, plus importantes mêmes que celles dues au bug lui même, le degré de prise de conscience des dirigeants d'un pays et de ses entreprises est, en effet, l'un des critères pris en compte. Ainsi, le Global 2000 Coordinating Group, basé en Suisse, réunissant les représentants des plus grandes banques et compagnies d'assurances du monde, a finalement décidé de ne pas publier son classement début février, dont les résultats étaient très attendus. On pouvait ainsi lire dans l'Intenational Herald Tribune du 28 janvier "la crainte que la publication de ces résultats ne provoquent des fuites de capitaux et ne déstabilisent quelques grands pays développés" est à l'origine de ce changement stratégique. Président de cet organisme, Tim Shepheard-Walwyn explique au Monde "nous ne voulions pas créer plus de perturbation. Nous voulions surtout avoir plus d'informations, encourager les pays à rassembler ces données, pour les aider ensuite à se positionner. Si dans deux mois, nous n'avons pas plus d'éléments, alors nous pourrions décidé de publier quelque chose". Il n'en va pas de même chez Gartner Group. L'un de ses experts, Loui Marcoccio rendait compte, le 7 octobre dernier devant le comité spécial An 2000 du Sénat américain, des résultats d'une étude intitulée "Aptitude à affronter l'an 2000 et risques encourus par le monde des affaires". Réalisée à partir de nombreux entretiens, rassemblant des données concernant 15 000 entreprises dans 87 pays, cette étude est disponible gratuitement sur Internet (http://www.gartner.com). Les pays sont classés en fonction du taux d'entreprises qui y affronteront une panne grave d'un système critique. Les pays dont 15 % seulement des entreprises sont menacées figurent à la première place, ceux pour lesquels le taux passe à 33 % à la seconde place, à 50 % à la troisième, à 66 % à la quatrième. "l'estimation inclut la façon dont les entreprises et les agences gouvernementales se préparent" "les pays souffrant déjà de graves problèmes financiers, d'une forte augmentation de l'inflation, de réserves monétaires limitées et d'un fort taux de chômage sont les plus mal classés". Pour plus d'informations sur le Global 2000 Coordination Group : http://www;global2k.com (Le Monde Economie - 16/02/1999)