Les entreprises doivent trouver le bon équilibre entre la vision du management, la DSI, l'organisationnel et les initiatives des utilisateurs, si elles veulent que leur réseau interne soit véritablement adopté.

Une plate-forme sociale efficace doit jongler avec quatre variables

 

Pour mettre au point un réseau social d’entreprise efficace, les entreprises doivent prendre en compte quatre variables, qu’elles doivent ajuster en fonction de leur profil. Voilà l’une des conclusions énoncées lors de la restitution hier de l’étude réalisée par Lecko sur « L’Urbanisation du SI social ». Selon le cabinet, ces quatre éléments influencent la mise en place d’une plate-forme sociale : la vision stratégique de la direction, l'outillage (DSI), l'approche métier d'un point de vue organisationnel et l'approche individuelle par les collaborateurs. Pour Arnaud Rayrole, Directeur Général, "la transformation de l'entreprise vers l'entreprise 2.0 et la gouvernance de l'entreprise 2.0 reposent sur la définition de ce schéma". Par exemple, si l’on prend la dernière variable, Lecko souligne le fait que l’entreprise doit laisser la liberté aux collaborateurs de développer par eux-mêmes de nouveaux usages, y compris si cela crée une incohérence dans le système tel que développé initialement.

Entre stratégie et utilisation, le compromis

Cela, tout en s’assurant qu’elles pourront à terme s’intégrer dans le processus, évidemment.Tout en sachant que cette liberté de créer des usages doit se fondre avec les autres variables, pour être vraiment efficace. « L'absence de schéma directeur, même sur la base d'usages impulsés par les utilisateurs, peut nuire à l'objectif initial qui vise à créer de l'intelligence collective en mettant en réseau des individus », poursuit Arnaud Rayrole. Qui estime qu’il faudra trois à cinq ans avant d’obtenir un scénario apte à vraiment générer de la valeur. A noter que la généralisation d’applications sociales entraîne un partage d’informations jusqu’à présent personnelles, déclaratives comme de fait. Du coup, cela change le rapport entre l'entreprise et ses employés.

Entre direction et utilisateur, la confiance

En effet, des relations entre individus ou des domaines d'expertise peuvent émerger sur le constat de la participation des employés sur ces outils. Pour que l’entreprise sociale fonctionne, Lecko rappelle que l’utilisateur ne devra pas se sentir dépossédé de ses informations mais plutôt avoir l'assurance de garder la main dessus. Le cabinet rappelle également que, et là c’est la variable sur la vision stratégique qui entre en jeu, l’entreprise aussi sera impactée sur la maîtrise des processus de travail. En effet, traditionnellement, cette dernière définit les rôles et expertises de chacun. Alors que les réseaux connecteront des individus sur la base de leur activité. Dès lors, le rapport de confiance et la discussion entre les deux parties deviennent primordiaux. Pour qu'à terme cela conduise les employés à  s'engager d'avantage en participant à des projets plus larges il faut, selon Arnaud Rayrole, que "l'entreprise développe des cas d'usage pour comprendre quels mécanismes sont en place".