L'ART doit distribuer d'ici à la fin de la semaine les deux derniers préfixes à un chiffre disponibles. Un premier tri aurait été fait entre les sept candidats, quatre dossiers auraient été retenus....

L'ART doit distribuer d'ici à la fin de la semaine les deux derniers préfixes à un chiffre disponibles. Un premier tri aurait été fait entre les sept candidats, quatre dossiers auraient été retenus. Compte tenu de la rareté du préfixe "e", sept chiffres seulement sont disponibles, réservés aux opérateurs dits nationaux, c'est-à-dire ceux qui investissent dans un réseau national de télécommunications ouvert au grand public. La loi a ainsi mis en place, pour atteindre cet objectif, des obligations concernant le déploiement du réseau qui doit être connecté en dix-huit points à celui de France Télécom au bout de dix-huit mois et traiter à cette date 40 % du trafic de l'opérateur. Cependant, l'ART croule sous les dossiers des prétendants à un préfixe "e", les candidats redoublant d'efforts pour vendre leur projet et convaincre l'ART. Certains n'hésitent pas à annoncer des investissements importants comme AXS Telecom (800 millions de F). Cet opérateur, outre le développement de son activité grand public, vient aussi d'annoncer qu'il mettra en place un réseau large bande sur un axe nord-sud pour pouvoir traiter le trafic Internet vers les pays anglo-saxons. Demandant à l'ART d'obliger France Télécom à proposer une offre de dégroupage, le canadien TSI, pour sa part, veut bâtir un réseau multimédia de bout en bout reposant sur les technologies de commutation large bande ATM et XDSL pour l'accès à l'abonné. Voulant faire émerger une multitude de micro-opérateurs, ne souhaitant pas vendre en direct, TSI pourrait ainsi créer plus de 10 000 emplois. (La Tribune - 10/02/1998)