Créé en mai 1997, le réseau national de recherche en télécommunications (RNRT) vient de franchir une étape importante: la première labellisation des projets. Le RNRT a reçu plus d’une centaines ...

Créé en mai 1997, le réseau national de recherche en télécommunications (RNRT) vient de franchir une étape importante: la première labellisation des projets. Le RNRT a reçu plus d’une centaines de propositions à son appel à projets d’avril dernier, dont un tiers a obtenu le label. Toutefois, alors que les 105 projets soumis à labellisation demandaient pour plus de 700 millions de F de subventions, les 29 dossiers labellisés remportent à eux-seuls 200 millions d’aides publics. En face, le budget 1998 du RNTR n’a à sa disposition qu’une enveloppe de 260 millions, dont 150 proviennent du ministère de l’Industrie, 60 de celui de la Recherche et 50 de l’Anvar. Bien que cette absence de moyens n’inquiète pas pour autant Jean-Pierre Noblanc (directeur au CEA-I) “la recherche en télécommunications a été décrétée par le Premier ministre à Hourtin en août 1997 comme une priorité; jusqu’à présent les choses ont été dans ce sens”, un chercheur s’insurge “le budget du RNRT est ridicule face aux besoins et aux ambitions affichés par le gouvernement”. Les opérateurs privés craignent le pire devant la modestie de l’engagement public. Obligés, par la loi, de consacrer au moins 5 % de leurs investissements à la recherche et développement, ils n’ont toujours pas obtenu des pouvoirs publics la définition exacte de ce poste. Ils souhaiteraient pouvoir orienter leur budget vers le développement de logiciels, services et systèmes d’informations, sans avoir à participer financièrement au RNRT. (La Tribune 18/08/1998)