Le tableau de bord du dégroupage publié par l'Arcep est édifiant! Plus d'un million de Français ont coupé toute relation avec France Télécom en bénéficiant du dégroupage total. Au 31 mars 2006...

Le tableau de bord du dégroupage publié par l'Arcep est édifiant! Plus d'un million de Français ont coupé toute relation avec France Télécom en bénéficiant du dégroupage total. Au 31 mars 2006, 3150000 foyers bénéficiaient du dégroupage. Parmi eux, 2200000 accès étaient dégroupés partiellement et 950000 l'étaient totalement.
 
France Télécom continue de subir une hémorragie de ses clients à la téléphonie traditionnelle. Aujourd'hui, près d'un million de Français ont choisi le dégroupage total ce qui représente 30% du parc des abonnés dégroupés. Il y a un an, le dégroupage total ne représentait que 7% des accès dégroupés.
 
A la fin du premier trimestre 2006, selon l'Arcep, 54% de la population était éligible au dégroupage. Toujours d'après l'Arcep, "près de la moitié des nouveaux sites dégroupés l'a été dans le cadre de projets de réseaux d'initiative publique".
 
Rappelons que même si France Télécom perd énormément de clients à la téléphonie traditionnelle, elle en conquiert de nouveaux avec son offre Triple Play, sa Livebox. L'opérateur historique a annoncé qu'il compte 2 millions de clients à cette offre.
 

Dégroupage
 
Le dégroupage permet à l'utilisateur de bénéficier de services proposés par les opérateurs alternatifs : téléphone, accès à Internet, télévision numérique. Il peut être partiel ou total.
 
A partir du répartiteur, la ligne de l'abonné est raccordée au réseau d'un opérateur alternatif qui loue le reste de la ligne à France Télécom. Les opérateurs alternatifs placent leurs propres équipements en, ce qui leur permet de contrôler les tarifs et les services proposés à l'abonné. Pour profiter du dégroupage, il faut que certains critères techniques concernant la ligne téléphonique soient remplis. Il faut aussi se trouver dans une zone équipée pour le dégroupage par l'opérateur alternatif.
 
Le dégroupage peut être partiel. Dans le cas échéant, l'abonné reste client de l'opérateur historique qui continue de lui fournir la ligne téléphonique traditionnelle pour un abonnement mensuel avoisinant les 13 euros. L'opérateur alternatif, lui, fournit l'accès à l'Internet haut débit.
 
Dans le cas d'un dégroupage total, l'utilisateur rompt son contrat avec France Télécom. C'est l'opérateur alternatif qui paye la redevance d'entretien de la boucle directement à l'opérateur historique. L'utilisateur contracte uniquement avec l'opérateur alternatif qui lui fournit téléphone, accès à Internet et télévision numérique.

 

 
(Atelier groupe BNP Paribas -18/04/2006)