CSC Research Services, l’entité de recherche de CSC Peat Marwick a récemment organisé un voyage d’étude en Scandinavie et au Japon, intitulé «Will the Phone replace the PC? The future of the telepho...

CSC Research Services, l’entité de recherche de CSC Peat Marwick a récemment organisé un voyage d’étude en Scandinavie et au Japon, intitulé «Will the Phone replace the PC? The future of the telephone and the Internet”. Dans son compte rendu de voyage, CSC Research Services a notamment évoqué le modèle de NTT DoCoMo. Cet opérateur japonais de téléphonie mobile offre une gamme complète de services autour du mobile, que ce soit en termes d’infrastructures, de contenus, de services … NTT DoCoMo compte 30 millions d’abonnés (uniquement des Japonais) et 58 % de parts de marché. La société a réalisé en 1999 un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros. Elle emploie 13 300 salariés, dont près de 2000 dans le secteur R&D. Contrairement au WAP, protocole ne valant que pour l’Europe, langage informatique sur lequel s’appuient des sociétés souhaitant fournir des services mobiles, l’i-Mode est, en revanche, un terme beaucoup plus large, couvrant à la fois une technologie, des infrastructures, des contenus et des services afférents. DoCoMo a organisé son offre i-Mode autour de quatre axes: les loisirs (services les plus utilisés, notamment le téléchargement d’images ou de musique), les transactions donnant la possibilité d’échanger ou d’acheter (billetterie, bourse …), encore très peu nombreux, les informations sous forme de bases de données ou d’annuaires et les services de vie pratique liés à la localisation de la personne (trafic, météo …). De plus, tous les services liés à la communication (voix, email …) continuent bien entendu d’exister. Les plus utilisés de tous ces services sont l’email et ceux liés aux loisirs (60 % du trafic). 75 % des utilisateurs ont moins de 25 ans. Les heures de pointe se situent entre 22 h et 2 h du matin, au moment où les tarifs sont les plus bas. L’usager s’abonne en moyenne à deux services payants sur l’ensemble de l’offre i-Mode. En s’abonnant à l’i-Mode (minimum 6 mois), les utilisateurs bénéficient de la gratuité de l’appareil. DoCoMo prend une commission de 9 % sur chaque transaction commerciale et fait aussi payer 0,003 euros par paquet d’informations transmis (soit 128 octets). Chaque utilisateur d’un service paie en moyenne entre 1 et 3 euros par mois pour pouvoir y accéder. L’i-Mode compte près de 13 millions d’abonnés, chiffre toutefois non confirmé par DoCoMo. Le montant mensuel des factures s’élève en moyenne à 130 euros, dont 30 euros pour la transmission de données (téléchargement et emails). Pour faciliter l’écriture des messages, i-Mode a notamment imaginé un petit clavier se branchant sur le téléphone mobile. 100 euros sont dépensés pour la voix. Afin d’accroître son chiffre d’affaires, DoCoMo augmente les minutes passées par ses abonnés sur leur téléphone vocal et fidélise sa clientèle en adoptant un système de services ouvert à tous les sites. Ses abonnés n’ont ainsi pas besoin d’aller chez les concurrents pour accéder à d’autres informations. NTT DoCoMo lancera, en mai 2001, le W-CDMA, norme propre à l’i-Mode, avec une transmission de la voix à 8 Kbps, celle des images à 64 Kbps et celle des données à 384 Kbps. Sûr désormais de ses technologies, après de nombreuses expérimentations au sein du laboratoire i-Mode, NTT entend les exporter au niveau mondial. La société conclut actuellement de nombreux partenariats, aux Etats-Unis avec AOL, en Europe avec KPN (Pays-Bas) et en Asie avec Hutchinson (société britannique implantée notamment à Hong Kong). (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 08/12/2000)