écoles, l'Association des opérateurs privés (l'Afopt) dépose des recours auprès du Conseil de la concurrence et du Conseil d'Etat. Regroupant la plupart des concurrents de France Télécom, l'Afopt vi...

écoles, l'Association des opérateurs privés (l'Afopt) dépose des recours auprès du Conseil de la concurrence et du Conseil d'Etat. Regroupant la plupart des concurrents de France Télécom, l'Afopt vient de déposer, pour abus de position dominante, un recours au Conseil de la concurrence et va lundi prochain en déposer un autre au Conseil d'Etat a propos de l'homologation par le gouvernement des tarifs très avantageux proposés aux écoles par France Télécom pour les brancher sur Internet. Les opérateurs privés, Cegetel en tête, remettent en effet au cause les conditions d'accès à ce marché, les jugeant discrimatoires. Rappelons les tarifs proposés par France Télécom : 5 800 F par an de connexion à Internet, 10 heures par jour pour 10 micro-ordinateurs. Or, pour proposer le même service, les opérateurs privés doivent emprunter le réseau téléphonique local de France Télécom et lui reverser un droit de passage de près de 16 000 F. Consultée à plusieurs reprises sur cette affaire, l'ART s'est toujours opposée à un tel schéma et proposé que France Télécom mette en place des tarifs d'interconnexion spécifiques pour cette mission d'intérêt public. Chez Cegetel, on indique "nous sommes favorables à la proposition de l'ART, c'est d'ailleurs exactement ce qui a été fait en Grande-Bretagne, où une offre spécifique pour les écoles a été mise en place sur injonction de l'autorité britannique, l'Oftel". (Les Echos - La Tribune - Le Figaro - 30/04/1998)