Viag Interkom, joint-venture créé en 1995 par BT, Viag et Telenor, lance aujourd’hui le quatrième réseau allemand de téléphonie mobile, sans pour autant s’inquiéter de son retard de six ans sur D1 ...

Viag Interkom, joint-venture créé en 1995 par BT, Viag et Telenor, lance aujourd’hui le quatrième réseau allemand de téléphonie mobile, sans pour autant s’inquiéter de son retard de six ans sur D1 (Deutsche Telekom) et D2 (Mannesmann) et de quatre ans sur E Plus (RWE et Veba), comme fait remarquer Wilhelm Simson, son président “la téléphonie mobile en Allemagne n’est pas encore devenue un marché de masse”. Avec 15 % de taux de pénétration, l’Allemagne se situe même en-dessous de la moyenne européenne. Wilhelm Simson explique cette évolution par les tarifs prohibitifs proposés par les trois autres réseaux jusqu'à présent. Ayant obtenu la licence il y a tout juste dix-sept mois “Mobilservice” préfère jouer la carte du grand public utilisant son portable essentiellement pour des communications locales. Ses investissements ont ainsi été concentrés sur les huit grands centres urbains, où la société propose des tarifs à prix cassés à 1 F la minute en tarif local jour et nuit. Elle espère séduire d’ici à un an entre 600 000 et 800 000 abonnés “nous avons un produit simple au niveau de la tarification, sans contrat de longue durée et avec la possibilité de la combiner avec un réseau fixe” précise Peter Briese, le gérant de Viag Interkom.

Comme indiqué dans l’article concernant BT, Viag Interkom lance aussi aujourd’hui “Planet-Interkom” un service d’accès à Internet à 10 pfennings (34 centimes) la minute.

Viag Interkom s’est focalisé dès le départ sur une technique permettant de combiner portable et téléphone fixe autour d’un seul numéro et d’une seule facture dès le 1er janvier prochain. S’étant lancé dans les réseaux fixes au début de l’été et réalisant déjà 4 millions de télécommunications par jour, Viag Interkom compte bien faire partie des trois grands allemands du secteur d’ici à 2006 avec une part de marché de 8 %, soit un volume de 10 milliards de marks. Compte tenu de ses investissements (7,5 milliards programmés jusqu’en 2006), la société vise cette année 400 millions de chiffres d’affaires et plus d’un milliard de pertes. Pour l’année prochaine, elle espère dépasser le milliard de chiffre d’affaires, l’équilibre financier étant prévu pour 2001 avec un chiffre d’affaires de 4,5 milliards. (La Tribune - 1er/10/1998)