Pour sa première assemblée générale, l'opérateur, introduit en Bourse à l'automne dernier, a rassemblé entre 4 000 et 5 000 de ses petits actionnaires au Palais omnisports de Bercy. Devant une assem...

Pour sa première assemblée générale, l'opérateur, introduit en Bourse à l'automne dernier, a rassemblé entre 4 000 et 5 000 de ses petits actionnaires au Palais omnisports de Bercy. Devant une assemblée satisfaite, Michel Bon a souligné "les actions que vous avez achetées 182 F en octobre dernier valaient lundi soir 349 F, soit une hausse de 92 %, alors que la Bourse a, elle, progressé de 39 % sur la même période". Après présentation des résultats, Michel Bon a présenté le président du directoire de Deutsche Telekom, son partenaire allemand, Ron Sommer. Comme prévu, ce dernier a en effet rejoint le conseil d'administration de France Télécom. Michel Bon a apporté quelques précisions sur l'échange de participations avec Deutsche Telekom qui devrait se réaliser au second semestre "cette opération ne se fera pas par augmentation de capital et n'entraînera donc pas de dilution. Elle se produira par un achat d'actions auprès des deux Etats respectifs". Toutefois, pour parer à toute éventualité, l'assemblée générale a autorisé une augmentation de capital de 2,5 milliards de F. Concernant ses relations avec Deutsche Telekom, Michel Bon a également souligné "ensemble nous formons une équipe capable de s'implanter partout en Europe". Pour Michel Bon, l'international, en particulier l'Europe, est une priorité "à court terme, l'étranger contribue à la croissance de notre chiffre d'affaires. A moyen terme, cela contribuera également à la croissance de notre résultat". Concernant Global One, Michel Bon a reconnu qu'à l'heure actuelle "ce réseau mondial souffre de la concurrence acharnée et des tarifs orientés à la baisse. Néanmoins, le management a été renforcé et une amélioration significative des résultats est attendue cette année".

Michel Bon s'est fixé pour l'exercice en cours deux objectifs : continuer à réduire l'endettement du groupe et poursuivre la croissance du trafic (+ 9 % prévus cette année) afin de compenser la baisse des tarifs. Au 30 avril, le trafic avait progressé de 8, 8 % depuis le début de l'année. Pour y parvenir, France Télécom compte séduire au moins un abonné sur deux au mobile, tout en augmentant la hausse du trafic en minutes. (Les Echos - L'Agefi - Le Figaro - Libération - La Tribune - 27/05/1998)