Le consortium Internet2 a annoncé la fin du déploiement de son réseau de communication par fibre optique aux Etats-Unis. Celui-ci devrait notamment profiter à l'ensemble des communautés de chercheurs.

(cliquez pour agrandir)Internet2 a achevé de tisser sa toile de fibre optique à travers les Etats-Unis. Ce consortium à but non lucratif mené par plus de 200 universités américaines a effectivement annoncé la mise à disposition de ce réseau nouvelle génération lors de son dernier congrès d'automne. Capable d'atteindre des débits allant jusqu'à 100 gigabits par seconde (Gbps), cette infrastructure optique devrait notamment profiter aux activités spécialisées nécessitant de très importantes capacités en terme de bande passante : recherche scientifique, télémédecine et arts numériques sont dans le collimateur.
Du très haut débit à la demande
L'infrastructure en fibre optique proposée par Internet2 est en outre conçue pour prendre en charge le protocole IPv6, le multicasting - procédé autorisant la communication avec plusieurs ordinateurs via une unique adresse IP - et d'autres technologies liées aux réseaux hautes performances. Internet2 sera accompagné du service de bande passante à la demande Dynamic Circuit Network (DCN) dès janvier 2008. Ce dernier devrait mettre à disposition des chercheurs des débits de 10 Gbps pouvant être portée à 20, 40 voire 100 Gbps selon les besoins. Le DCN a d'ailleurs été expérimentée dans le cadre de recherches autour du projet de grand accélérateur de particules (Large Hadron Collider), le Compact Muon Solenoid (CMS).
 
Innovation scientifique en ligne de mire
 
"L'expérimentation dans laquelle notre campus va s'investir durant ces prochaines années implique l'exploration de nouveaux types de réseaux pouvant assurer les importants besoins de nos chercheurs", a déclaré Dale Finkelson, directeur du réseau de l'université du Nebraska. "Le Dynamic Circuit Network d'Internet2 promet de fournir de la bande passante à la demande sur un mode très efficace en termes de coûts. Il ne constitue pas uniquement une plate-forme répondant aux besoins de notre LHC, mais il ouvre aussi la voie à de nouvelles applications et technologies pour notre communauté", a-t-il poursuivi.   
 

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