de Saint-Brieuc de réaliser leurs premières séances d’hémodialyse à distance. Le réseau breton Mégalis relie les 25 plus grandes villes bretonnes. L’accroissement du débit apporté par Mégalis gara...

de Saint-Brieuc de réaliser leurs premières séances d’hémodialyse à distance. Le réseau breton Mégalis relie les 25 plus grandes villes bretonnes. L’accroissement du débit apporté par Mégalis garantit la rapidité et la qualité de transmission des images et du son, ce qui s’avère précieux et bénéfique pour de nombreux usages, dont la télé-médecine. 25 sites hospitaliers bretons se sont d’ores et déjà connectés au réseau Mégalis dont les centres hospitaliers de Lannion et de Saint-Brieuc. Le centre hospitalier de Saint-Brieuc dispose du centre de dialyse le plus important de Bretagne (20 postes, 14 000 séances par an). Depuis 1978, il assure aussi la responsabilité d’un centre de dialyse de 4 postes à activité temporaire, en juillet et en août, situé au centre hospitalier de Lannion. Pour des raisons de démographie médicale, le centre hospitalier de Saint-Brieuc n’est pas en mesure d’assurer, pendant cette période estivale, la présence permanente d’un néphrologue dans le centre de dialyse de Lannion. Pour pallier cette absence de médecin, le service de néphrologie du CH de Saint-Brieuc a mis en place un système de télé-assistance permanente et de visiophono-assistance entre le CH de Saint-Brieuc et le CH de Lannion, afin d’optimiser la surveillance médicale des patients en dialyse et la sécurité de leur traitement. La télé-assistance consiste à la surveillance permanente d’une séance de dialyse à partir d’un poste central situé à Saint-Brieuc, grâce à un logiciel Dialmaster développé par la société Hospal. Complément indispensable de la télé-assistance à distance, la visophono-assistance permet de communiquer, d’une part avec l’infirmière, d’autre part avec le patient. Les enjeux de cette opération, une première en France dans le domaine du traitement de l’insuffisance rénale par hémodialyse, sont importants : l’extension de la surveillance par télédialyse pourrait toucher 10 000 patients en France, dont 500 en Bretagne. Cette expérience devrait être développée, à terme, pour les soins à domicile ou dans les structures d’autodialyse proches du domicile du patient. 25 000 patients aujourd’hui sont traités en France par hémodialyse clinique, dont 25 % sont traités à domicile ou en autodialyse. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 21/11/2001)