Le cabinet de conseil Lecko dévoile aujourd’hui le tome 8 de son étude sur les réseaux sociaux d’entreprise (RSE).

Les réseaux sociaux d'entreprise ne décollent toujours pas

Pendant un an, l’équipe de Lecko s’est plongée dans l’univers numérique de 24 grandes entreprises françaises et d’une trentaine de réseaux sociaux internes dont Jive, Slack et Salesforce. Fabuleux outils collaboratifs ou dispositifs superflus qui s’ajoutent aux boîtes mail et autres plateformes externes comme Facebook ou Google Drive ? Alors que la transformation digitale est sur toutes les bouches, seulement 58% des grandes entreprises ont aujourd’hui opté pour un RSE. Parmi les autres, 26% envisagent d’en avoir un (préexistant ou conçu spécialement pour elles), 2% ont un projet en cours et 14% n’y pensent même pas.

Les RSE peuvent se décliner en une palette d’outils favorisant la productivité et les échanges : apporter une information commune, donner un coup de main à un collègue, partager sa veille ou coordonner des projets en équipe. Selon Arnaud Rayrole, CEO de Lecko, « notre environnement est de plus en plus changeant. Les problèmes, toujours plus nombreux et complexes, se résolvent grâce à des regards différents. Plus personne dans l’entreprise n’est pas capable de travailler seul, mais les collaborations ne sont pas toujours efficaces. » Ces nouveaux modèles digitaux pourraient fournir une solution à ces problèmes de communication et pourquoi pas favoriser l’émergence d’idées et de projets novateurs.

Tableau tiré de l'étude 2016 de Lecko © Lecko

L’étude révèle en filigrane le rôle majeur du manager dans la mise en place d’un tel outil. Trouver les collaborateurs motivés, monter une équipe de réflexion et porter le projet jusqu’à son terme. 67% d’entre eux comprennent l’apport des RSE dans la transformation digitale mais ont du mal à remettre en question un système dans lequel ils travaillent pour certains depuis plus de dix ans. Dans les faits, seulement 25% des managers disent utiliser le réseau social de leur entreprise quotidiennement. Les besoins existent, ils sont compris, mais l’avancée peine encore.
 

Tableau tiré de l'étude 2016 de Lecko © Lecko

Rédigé par Anna Bochu
Journaliste