Les robots investissent de plus en plus le secteur industriel mais ont, jusqu’à présent, toujours eu besoin de l’homme pour fonctionner. Avec le machine learning et le cloud robotics, les robots pourraient bientôt prendre leur indépendance.

Demain, on pourra demander à un robot de réaliser une tâche, comme prendre un objet dans une boîte pour le déposer à un autre endroit et pendant la nuit, la machine aura appris tout seul à exécuter sa mission. C’est le robot industriel construit par la société japonaise FANUC à l’aide des programmateurs de Preferred Networks.

L’entreprise a utilisé une méthode de machine learning appelée « apprentissage par renforcement profond ». Le robot intègre la demande qui lui a été faite et essaye de réaliser son action. Le processus est filmé entièrement et chaque fois que le robot réussit ou échoue dans une étape, il se souvient de ce qu’il s’est passé et affine son modèle d’apprentissage, c’est-à-dire le réseau électronique qui contrôle son action. En huit heures, il a assimilé l’exécution de sa tâche à 90 % ou plus, soit presqu’autant que s’il avait été programmé par un professionnel.

La programmation de telles machines demande un temps et une expertise considérable afin d’atteindre la précision et la rapidité qu’exige le domaine industriel. Elles ne peuvent alors exister qu’au sein d’environnements hautement supervisés ! Ce nouveau type de robot ultra-intelligent apparaît donc comme un gain de temps et de ressources. Il permet même de voir plus loin avec la cloud robotics, c’est-à-dire mettre en commun l’apprentissage de plusieurs robots qui pourraient partager leurs connaissances et résoudre la programmation de leur tâche encore plus rapidement. Par exemple, huit robots travaillant sur la même action pendant huit heures donneraient le même résultat qu’un seul robot s’entraînant toute la nuit. Les possibilités deviennent alors vertigineuses.

Rédigé par Cécile Puyhardy
Journaliste