Si les programmes d'incitation des employés à améliorer leur condition physiques sont au cœur des préoccupations des entreprises américaines, une meilleure rémunération serait leur moteur.

Santé des salariés : les entreprises américaines misent sur les récompenses pécuniaires

83% des entreprises états-uniennes offrent des récompenses à leurs employés afin de prendre part à des programmes relevant de la santé et du bien être. Selon un rapport d'Aon Hewitt, consultats en ressources humaines, encourager ses employés à prendre en main leur état de santé est devenu une priorité pour bon nombre de compagnies. En effet, ce sont les trois quarts des entreprises interrogées, soit environ 600, qui déclarent utiliser ces systèmes de rétribution. Cette manne financière n'a d'ailleurs pas échappé aux start-up du secteur de la santé et, parmi les incubateurs américains tels que RockHealth ou HealthBox, certaines ont développé des plate-forme à destination des entreprises.

Un meilleur salaire pour une meilleure condition de vie

Pour 79% des compagnies qui utilisent des récompenses, celles-ci incitent leurs employés par une gratification financière. 64% offrent entre 50 et 500 dollars, et, pour un cinquième d'entre elles, elles offrent plus de 500 dollars, de quoi encourager les plus récalcitrants des employés. Ces offres ne sont pas sans engagement, car 56% obligent les employés à s'y impliquer de manière soutenue, par le suivi d'un entraîneur par exemple. Elles ne sont pas non plus sans conséquences, car pour plus de la moitié des entreprises qui ont mis en place ces programmes, les employés déclarent s'engager plus activement dans leur entreprise. Et, pour 44% d'entre eux, ils s'aperçoivent de modifications dans les risques qu'ils encourraient jusque là.

Des changements encore à venir

Plus que d'inciter leurs employés à participer à ces programmes, de nombreuses compagnies (58%) songent à prendre des mesures contre les salariés qui n'y participeraient pas. Il s'avère même que 34% voudraient obtenir un suivi médical de leur patient 365 jours par an. D'autres horizons sont aussi envisagés : pour un peu plus d'une entreprise sur cinq (22%), elles déclarent s'intéresser aux théories de la ludification afin d'améliorer leurs programmes existants. Ce modèle a déjà été adopté par plusieurs programmes, tel que celui proposé par la startup PerkHealth que L'Atelier évoquait au mois de mars 2013.

Rédigé par Guillaume Parodi
Rédacteur