L'information fait aujourd'hui la une des pages high tech du New York Times. Selon le quotidien américain, qui cite des sources proches du dossier, SBC Communications serait en passe de racheter...

L'information fait aujourd'hui la une des pages high tech du New York Times. Selon le quotidien américain, qui cite des sources proches du dossier, SBC Communications serait en passe de racheter AT&T pour plus de 16 millions de dollars.

L'opération, si elle se concrétise, signerait la fin d'un chapitre d'une histoire de 120 ans, celle d'AT&T, encore considéré comme un géant des télécommunications il y a 25 ans, mais très sévèrement diminué depuis les lois anti-trust de 1984 qui ont fait éclater son monopole en opérateurs locaux. Aujourd'hui concentré sur les clients entreprises, l'offre de l'opérateur longue distance AT&T serait complémentaire de celle de SBC, dont la présence est très forte en Californie, au Texas et dans l'Illinois.

D'autant que la clientèle d'AT&T dispose d'une liste importante de clients qui présentent l'avantage d'acheter des offres en packages importants. Au quatrième trimestre 2004, l'opérateur a vu son bénéfice augmenter de 84 %, à 625 millions de dollars grâce à de fortes réductions de ses coûts. Cette année, le marché s'attend à ce que son chiffre d'affaires augmente de 15 %.

Le rachat d'AT&T fait certainement partie pour SBC d'un large plan visant à pallier la perte de ses clients fixes, qui se tournent de plus en plus vers la téléphonie mobile. Les autres plans de SBC comprennent la promotion du haut débit, pour booster la téléphonie fixe, et la construction d'un réseau en fibre optique pour offrir des services à forte valeur ajoutée, notamment des services vidéo.

Il est bon de rappeler que SBC a réussi un coup de maître, en rachetant via sa filiale de téléphonie mobile Cingular (qu'il détient à 67 %) AT&T Wireless pour 40,7 milliards de dollars l'an dernier.

(Atelier groupe BNP Paribas - 27/01/2005)