Selon une étude réalisée par l’Idate, les services mobiles représentent une part de plus en plus importante du marché des services de télécommunications: ils sont passés de 18,5 % du total en 1997 à...

Selon une étude réalisée par l’Idate, les services mobiles représentent une part de plus en plus importante du marché des services de télécommunications: ils sont passés de 18,5 % du total en 1997 à 35,5 % en 2000. Avec près de 63 abonnés en moyenne pour 100 habitants fin 2000, contre 38 abonnés pour 100 habitants début 2000, le marché cellulaire européen est aujourd’hui le plus développé dans le monde, loin devant les Etats-Unis et le Japon, et ce malgré le succès de l’i-mode dans ce dernier pays. La base d’abonnés a été multipliée par plus de 4 en trois ans, passant pour l’Union européenne de 52 millions fin 1997 à 234 millions fin 2000. En 2000, la pénétration moyenne des services mobiles en Europe a dépassé celle des services fixes, la différence étant même d’environ 10 points fin 2000 en faveur du cellulaire. Toutefois, les disparités sont de plus en plus grandes sur le marché européen. Bien qu’un Français sur 2 soit équipé d’un téléphone mobile (49,43 % de pénétration), la France est devancée fin 2000 par ses voisins limitrophes comme la Belgique (49,80 %) et l’Allemagne (57,6 %). Les pays scandinaves (Finlande 76,1 %, Norvège 72,1 %, Suède 73,5 %) rejoints par de plus petits pays comme l’Autriche (72,9 %) ou l’Irlande (72,4 %) et par l’Italie (72 %) demeurent toujours largement en tête en 2000. A l’inverse, les pays de l’Europe de l’Est présentent en 2000 des taux de pénétration comparables à ceux de l’Europe de l’Ouest en 1997: Pologne 16,7 %, Hongrie 26,8 %, République Tchèque 36,1 %, Slovaquie 22,5 %. En 2000, l’Allemagne est devenu le premier marché des services mobiles en volume par le nombre d’abonnés en Europe (47,3 millions), dépassant l’Italie (40,8 millions) et le Royaume-Uni (40,3 millions), qui étaient respectivement les 1er et 2ème marchés. Enfin, les pays présentant le plus grand nombre d’abonnés en 2000 sont aussi ceux où la concurrence est la plus forte avec quatre opérateurs mobiles (Allemagne, Italie, Royaume-Uni). Certains opérateurs européens ont vu en 2000 le nombre de leurs clients doubler, comme T-Mobil en Allemagne: + 111 % par rapport à 1999. En 2000, Vodafone est devenu le premier opérateur européen en nombre d’abonnés avec le rachat de Mannesmann. Le deuxième acteur est New Orange créé par France Télécom suite à l’acquisition d’Orange au Royaume-Uni au cours de l’année 2000. En 2001, les opérateurs de téléphonie mobile devraient se concentrer sur le déploiement du GPRS sur leur réseau de 2ème génération et sur son lancement commercial, enjeu majeur dans la migration de leur base d’abonnés vers les services mobiles IP. En 2002-2003, les opérateurs de services mobiles auront déployé leurs premiers réseaux de 3ème génération dans la plupart des pays d’Europe de l’Ouest où ils auront obtenu des licences UMTS. A l’heure actuelle, 12 pays ont attribué des licences 3G: la Finlande, l’Espagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche, la Suisse, la Norvège, la Pologne, la Suède et le Portugal. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 14/03/2001)