En septembre 1997, France Télécom a lancé un nouveau service permettant de connaître le numéro de la personne qui vous appelle, à condition de disposer d'un poste téléphonique compatible muni d'un é...

En septembre 1997, France Télécom a lancé un nouveau service permettant de connaître le numéro de la personne qui vous appelle, à condition de disposer d'un poste téléphonique compatible muni d'un écran à cristaux liquides ou d'un boîtier spécifique. Cependant, les 5 914 116 clients inscrits sur la liste rouge n'ont pas été automatiquement exclus de la présentation du numéro. La CNIL, saisi du problème, a accepté le principe de l'accord tacite de l'abonné pour la divulgation de son numéro, à condition toutefois que celui-ci conserve la faculté de s'y opposer à tout moment, que ce soit de façon permanente ou au cas par cas. Pour éviter l'affichage de son numéro, il suffit de composer soi-même le 3651 avant les dix chiffres du numéro appelé ou, demander gratuitement à France Télécom "le secret permanent". Le nombre de particuliers intéressés par ce "secret permanent" avait été estimé à 51 % dans une étude préalable. En janvier 1999, il comptait 1 246 000 abonnés (particuliers et entreprises), avec une progression régulière mensuelle de l'ordre de 50 000 nouveaux. C'est peu rapporté aux 33,7 millions de lignes (dont 25 millions appartiennent à des particuliers). C'est peu également comparé aux autres pays où l'on présente aussi le nom du correspondant : 10 % aux Etats-Unis, 10,6 % en Suède et 43 % au Québec et en Ontario.

Bientôt, France Télécom va inaugurer un nouveau service le "rappel du dernier appelant". Ce service sera gratuit sur simple demande. Toutefois, seuls les abonnés à la présentation du numéro pourront identifier leur correspondant. Le destinataire de l'appel pourra effacer volontairement le numéro mémorisé en composant #92#. Pour ne pas être recontacté, l'appelant devra composer le 3651 ou demander le secret permanent. (Le Monde - 24/03/1999)