Multicell propose une solution qui repose sur le calcul intégral pour affiner l'obtention d'informations sur la puissance et le positionnement des antennes à déployer.

La simulation de réseaux mobiles bénéficie aux opérateurs

"Les opérateurs de téléphonie mobile peinent actuellement à anticiper le positionnement et la puissance des antennes émettrices qu'ils devront déployer", explique à L'Atelier André Dray, directeur général de Multicell. Et d'ajouter : "pour le moment, les opérateurs sont souvent contraints d’effectuer une multitude de tests sur le terrain, ce qui est coûteux en termes de temps et d’argent". Or, avec la multiplication des réseaux 3 et 4G, il devient important d'obtenir plus de précision, ajoute le responsable à l'occasion du CeBIT, qui se tient actuellement à Hanovre. Pour y remédier, l'entreprise propose de passer par la simulation. Elle a mis au point un logiciel basé sur le calcul intégral. Selon les responsables du système, cela permet d'avoir une réponse en tout point de l'espace et en temps réel, en intégrant une multitude de paramètres.

Intégrer tous les facteurs pour simuler en temps réel

"La méthode statistique ne donne que des réponses de point en point : impossible de savoir ce qui se passait entre ces deux localités",, ajoute Andé Dray. Qui précise que le dispositif mis au point propose de rentrer les paramètres nécessaires aux tests d’un réseau téléphonique dans une base de données, il est possible de calculer précisément la propagation des ondes et d’obtenir une réponse pragmatique du réseau en temps réel. Ces paramètres peuvent être la hauteur des antennes, leur orientation, leur puissance, le type de zone (urbaine, rurale…) ou encore le relief. Plus besoin donc d’effectuer des tests sur le terrain.

Optimiser le réseau

Cette méthode de simulation permet aux constructeurs  - comme Alcatel - et aux opérateurs de connaître précisément la puissance nécessaire d’une station de base et donc d’éviter les surpuissances. Ils savent également par avance combien de stations sont nécessaires pour couvrir une zone, ce qui permet des économies d’échelle, et d’énergie. "C’est aussi une manière d’apporter des éléments dans le débat public sur la puissance des antennes. Même si on ne connaît toujours par leur nuisibilité on pourra au moins éviter d’émettre plus d’ondes que nécessaire", conclut André Dray.