Dans les infrastructures électriques, des données concernant l'état du réseau sont envoyées pour rééquilibrer les flux. Afin d’éviter que des programmes malveillants ne les falsifient, il faut croiser les sources.

Le smart grid sécurisé vérifie les informations par deux fois

Multiplier et croiser les sources d'informations du smart grid - qui font état du réseau, pour redistribuer l'énergie et mieux la répartir dans la structure - permet de lutter contre le piratage de ces mêmes réseaux, affirme une équipe de scientifiques des universités du Tennessee et de l’Arkansas. Celle-ci a mis au point un système qui ne se contente pas des données fournies par les rapports d'activité pour adapter le grid, mais qui prend en compte celles transmises par différents capteurs, simultanément, et qui les compare. Pourquoi un tel dispositif ?

Croiser les données, pour vérifier la fiabilité des rapports

Parce qu'en interceptant les rapports traditionnels envoyés au sein des infrastructures dites "intelligentes", des programmes malveillants sont susceptibles de les modifier, alertent les chercheurs. Ces opérations malveillantes peuvent, selon eux, provoquer l’instabilité de l’ensemble du réseau. Et mener à une panne généralisée. Le processus développé par les chercheurs se fonde en fait sur un système de filtres, dit de Kalman, et qui permet de croiser plusieurs paquets d’informations. "Des données concernant les paramètres de l’infrastructure de smart grid (voltage, fréquences, etc.) et la consommation d’énergie sont régulièrement transmises".

Améliorer la solidité de la structure

Voilà ce que précisent les scientifiques. Et d'ajouter : "Ces données permettent en fait d’améliorer la solidité de la structure, sa flexibilité, et son efficacité", développent-ils. De façon tout à fait normale, les unités de mesure de phase (PMU, pour "phasor measurement units") envoient ainsi des rapports pour informer les responsables d’une saturation momentané du réseau, à tel ou tel endroit.