Depuis quelques jours, les médias se déchaînent sur une possible fusion des opérateurs américains Sprint et Nextel. C'est désormais acté : le premier a annoncé ce matin avoir conclu le rachat de...

Depuis quelques jours, les médias se déchaînent sur une possible fusion des opérateurs américains Sprint et Nextel. C'est désormais acté : le premier a annoncé ce matin avoir conclu le rachat de son concurrent. Montant de la transaction : 35 milliards de dollars en cash et en actions.

Le marché des télécommunications Outre-atlantique est en pleine phase de consolidation. En octobre, Cingular Wireless annonçait la reprise d'AT&T Wireless pour un montant de 40,7 milliards de dollars. Le nouvel ensemble est depuis lors le premier opérateur mobile américain, avec un portefeuille de 46 millions d'abonnés contre 42 millions pour le second, Verizon.

L'alliance Sprint - Nextel ne change pas cette donne, puisqu'avec une base de 39 millions d'abonnés , la nouvelle entité ne parviendra pas à se glisser entre les deux mastodontes de la communication mobile. Ceci dit, Sprint signe là un joli coup. Il récupère le cinquième opérateur mobile du pays, mais surtout il récupère l'opérateur qui aujourd'hui génère le plus de revenus par abonné.

Quid de Verizon, désormais ? Cette nouvelle union pourrait lui donner des envies de racheter d'autres opérateurs, à lui aussi... si le groupe Vodafone, dont il dépend, juge la manœuvre habile. Du côté de Sprint et de Nextel, le premier projet de la nouvelle union devrait être de se débarrasser des activités de téléphonie fixe de Sprint, pour les rendre indépendantes.

C'est Gary Forsee, le PDG de Sprint, qui prendra la tête de la nouvelle entité - baptisée on ne peut plus simplement Sprint Nextel - tandis que le PDG de Nextel Timothy Donahue siègera à la présidence du nouveau conseil d'administration.

(Atelier groupe BNP Paribas - 15/12/2004)