La vigueur de ses activité mobiles a une nouvelle fois permis à Deutsche Telekom de compenser la faiblesse de sa branche fixe au premier trimestre 2006. Pendant cette période, le leader européen...

La vigueur de ses activité mobiles a une nouvelle fois permis à Deutsche Telekom de compenser la faiblesse de sa branche fixe au premier trimestre 2006. Pendant cette période, le leader européen de la télécommunication, a enregistré un bénéfice en hausse de 9,7 % à 1,1 milliard d'euros, pour un chiffre d'affaires en hausse de 3,9 %, soit 14,8 milliards d'euros .
Deutsche Telekom publie une hausse de 2,7% de son excédent brut d'exploitation au premier trimestre, alors que l'EBE (Ebitda, résultat avant intérêts, impôt, dépréciations et amortissement) s'élève à 5 milliards d'euros, à peu près égal au consensus des analystes de 4,98 milliards d'euros.
Derrière ces bons résultats trimestriels se cachent un antagonisme latent au sein du groupe allemand. Deutsche Telekom est pris entre une division mobile en forte croissance et une branche téléphonie fixe en perte de vitesse.
Encore une fois, c'est la filiale de téléphonie mobile de l'opérateur de télécoms, T-Mobile, qui tire à la hausse ses résultats . "Le domaine d'activité stratégique des Communications Mobiles demeure le moteur de croissance", a déclaré dans un communiqué le président du directoire Kai-Uwe Ricke.
Les résultats de ce trimestre ne le feront pas mentir : T-Mobile a dégagé un EBE ajusté en hausse de 8,5% à 2,280 milliards d'euros et dégage un chiffre d'affaires de 7,6 milliards d'euros, en hausse de 12,3 %.
La filiale mobile a gagné 1,1 million de nouveaux abonnés sur les trois premier mois de l'année. Globalement, le nombre de ses nouveaux abonnés a crû de 1,2% à 87,7 millions durant le trimestre. T-Mobile USA, le principal moteur de croissance de la filiale mobile, a vu son résultat brut d'exploitation bondir de 52% et atteindre 917 millions d'euros.
Néanmoins, Deutsche Telekom déplore les médiocres performances de son activité de téléphonie fixe. Exposée à une guerre des prix féroce et à la menace technologique représentée notamment par la téléphonie par internet, l'activité historique du groupe, est en difficulté sur le premier trimestre : les ventes ont chuté de 6,1% à 6,15 milliards d'euros.
Quoi qu'il en soit, l'opérateur allemand a confirmé ses objectifs généraux pour l'ensemble de l'année, à savoir un EBE de 20,2 à 20,7 milliards d'euros et un CA de 62,1 à 62,7 milliards. Il a par ailleurs légèrement relevé ses prévisions de CA pour la téléphonie mobile (32,3 milliards), alors que ses prévisions pour la téléphonie fixe et le haut débit sont moins optimistes (25,2 milliards).
A noter que ces résultats trimestriels ne peuvent pas réellement laisser présager du reste de l'année, puisque de lourds investissements entrepris par le groupe pour son nouveau réseau de fibre optique, risquent de peser lourds sur les chiffres annuels.
(Atelier groupe BNP Paribas - 11/05/2006)