Où en est la fibre optique à Paris? C'est la question à laquelle répond Tactis, un cabinet spécialisé dans le conseil stratégique et l'assistance à maîtrise d'ouvrage pour les projets télécoms et TIC territoriaux, qui vient de dresser une carte..

Où en est la fibre optique à Paris? C'est la question à laquelle répond Tactis, un cabinet spécialisé dans le conseil stratégique et l'assistance à maîtrise d'ouvrage pour les projets télécoms et TIC territoriaux, qui vient de dresser une carte prévisionnelle de la fibre à Paris. Et selon la société, plus de la moitié de la capitale devrait être éligible d'ici la fin de l'année.

Tactis dresse la carte du très haut débit à Paris pour fin 2007...
et des disparités entre les arrondissements!
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Pour les opérateurs, la fibre optique s'annonce comme un des principaux enjeux de ces prochaines années. Plusieurs d'entre eux se sont déjà lancés sur le marché. Ainsi Free, qui a fait figure de pionnier en annonçant en septembre 2006 investir 1 milliard d'euros pour le très haut débit, commence à déployer son réseau à Paris et dans quelques villes des Hauts-de-Seine et de province.
 
Le FAI devrait proposer ses premières offres à la fin du semestre. Avec un argument de poids: le prix, qui devrait être de 29.90 euros par mois pour le triple play. Soit les mêmes tarifs que l'ADSL! Voilà qui pourrait inquiéter France Télécom, dont l'offre de fibre, si elle est déjà effective, coûte 47.90 euros par mois (sans options). Enfin, Noos et Neuf Cegetel devraient se joindre au peloton et lancer leurs offres pour le mois de juin.
 
Quel est l'avantage de la fibre par rapport à d'autres connexions comme l'ADSL? Le débit, qui devrait aller de 50 à 100 Mégabit par seconde en symétrique, et qui permettra une circulation très rapide des données, mais aussi la possibilité de regarder la télévision en haute définition. Les particuliers devraient apprécier!
 
La fibre représente aussi un enjeu majeur pour le secteur privé, souligne Stéphane Lelux, président du cabinet de conseil Tactis, dans des propos rapportés par le JDD.fr, "c'est aussi une révolution pour les entreprises, et un enjeu crucial pour l'économie et l'emploi: selon un récent rapport du Medef, le retard de la France dans les technologies de l'information nous coûte un point de croissance par an".
 
Mais le déploiement d'un réseau très haut débit est très coûteux... Il est en effet estimé à 500 euros par foyer pour une installation en FTTB (Fiber To The Building) ou à 2 000 euros pour le FTTH (Fiber To The Home), qui fait grimper les lignes de cuivre jusque chez l'habitant. Le réseau ne devrait donc être effectif que dans les grandes agglomérations.
 
Une partie non négligeable de la population devrait néanmoins profiter, à terme, du très haut débit. Alors que 15 000 abonnés seulement disposent d'un accès en fibre aujourd'hui, ce sont 800 000 foyers qui devraient être équipés fin 2008, répartis dans douze villes, dont Paris. Et en 2013, le réseau devrait être accessible à 5 millions de familles.
 
La fibre optique, coûteuse, annonce-t-elle une nouvelle fracture numérique? Toutes les communes ne pourront pas en effet accéder au très haut débit. De plus, alors que l'ADSL était régi par des règles strictes obligeant France Télécom à louer son réseau aux autres opérateurs pour permettre la concurrence, les réseaux en fibre optique ne seront pas soumis aux mêmes lois. Il sera dès lors difficile pour les petits opérateurs de se lancer sur le marché. Tout du moins dans un premier temps.
 
Mais la partie est loin d'être jouée. En effet, plusieurs collectivités locales investissent actuellement pour équiper des agglomérations de moindre importance. C'est le cas des Hauts-de-Seine, où le Conseil général s'apprête à investir pour le raccordement de 720 000 logements et entreprises.
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 27/03/2007)