Télécom. Une deuxième chance pourrait s'ouvrir en Italie pour France Télécom après qu'Olivetti ait rompu son alliance. Responsable des télécommunications chez Enel, Tomaso Pompei indique "Si Franc...

Télécom. Une deuxième chance pourrait s'ouvrir en Italie pour France Télécom après qu'Olivetti ait rompu son alliance. Responsable des télécommunications chez Enel, Tomaso Pompei indique "Si France Télécom veut se joindre à nous, il sera le bienvenu. Mais, pour le moment, nous n'avons encore reçu aucune communication officielle". Enel et Deutsche Telekom, devenus alliés en février, ont créé une société commune détenue à 51 % par l'italien et 49 % par l'allemand. Sur un marché italien devant connaître une forte expansion (9 millions de téléphones portables sont actuellement en service, soit le plus grand nombre au monde devant les 7,5 millions du Royaume-Uni), ce tandem fait figure de favori. Deux opérateurs se partagent actuellement le marché italien, Telecom Italia avec 7,7 millions d'usagers au système analogique et au GSM européen à 900 mégahertz et le groupe privé Omnitel avec plus d'un million d'abonnés à son propre GSM-900. M. Pompei affirme "Nous estimons le marché italien du portable en l'an 2005/2006 autour de 23/24 millions d'appareils. Même si ce marché reste dominé par Telecom Italia et si ses concurrents connaissent des débuts difficiles, nous pensons qu'il existe une place pour au moins trois opérateurs". C'est ce qui a incité le groupe d'énergie Enel à se mettre sur les rangs. Cette société a constitué, en trente ans, un réseau de télécommunications alternatif au monopole public ne servant pour l'instant qu'à ses propres opérations. L'accord avec Deutsche Telekom prévoit que ce dernier puisse céder une partie de ses 49 % à des alliés, sous réserve bien entendu de l'accord d'Enel. Flatté par les avances de Michel Bon, Enel reste toutefois prudent "Une fois reçue son offre, nous l'évaluerons comme il se doit. Nous n'entendons pas devenir une seconde alternative". France Télécom devra donc rompre tous les ponts avec Olivetti s'il veut rejoindre le tandem. Selon le ministre des Postes, Antonio Maccanico, les enchères devraient débuter le mois prochain pour se conclure "avant la fin de l'année". (Le Figaro - 12/09/1997)