Des associations de consommateurs coréens estiment que les principaux opérateurs du pays surfacturent les services mobiles. Elles réclament donc des tarifs moins élevés...

Des associations de consommateurs coréens estiment que les principaux opérateurs du pays surfacturent les services mobiles. Elles réclament donc des tarifs moins élevés.
 
Les Coréens du Sud, qui sont désormais neuf sur dix à posséder un téléphone portable, font pression sur les opérateurs pour réclamer une baisse des tarifs sur les services mobiles, jugés trop élevés par plusieurs associations, et qui font s'envoler le prix des abonnements. Selon le Korean Herald, qui révèle l'affaire, les trois principaux opérateurs - SK Telecom, KTF et LG Telecom, justifient les tarifs en vigueur par les coûteux investissements effectués ces dernières années pour mettre en place des services et des technologies mobiles innovants. La grogne concerne tout particulièrement une note connue dans l'industrie des communications mobiles sous le nom de "taux de rémunération".
 
Des taux de rémunération supérieurs à 100%
 
Cette note est en effet publiée par chaque fournisseur sur une base annuelle, qui mesure le taux de retour sur investissement. Selon Chung Eung-hwi, un activiste du Green Consumers Network, un taux de 100% est considéré comme un profit "approprié" par le ministère de l'Information. Un taux de plus de 100% signifie, cette fois, que le fournisseur surfacture ses clients. Or l'année dernière, SK telecom a enregistré un taux de rémunération de 123%, contre 105% pour KTF et 102% pour LG Telecom. Les abonnés semblent donc avoir raison en dénonçant des tarifs abusifs..."Les opérateurs mobiles amassent généralement entre 300 milliards de wons (323 millions de dollars) et 580 milliards grâce à des taux fixés à des pourcentages allant jusqu'à 123%.
 
Choisir entre tarifs plus bas et innovation
 
"Le taux de rémunération le plus bas fixé par SK Telecom a été de 116%", ajoute l'activiste. Pour les opérateurs, il n'y a pas lieu de parler d'injustice. "Le coûts des abonnements ne peut être baissé parce qu'ils garantissent la qualité de nos services et de nos réseaux. Deuxièmement, nous investissons massivement dans de nouveaux réseaux et des projets à long terme. De plus, l'industrie mobile est l'un des secteurs de croissance les plus importants de l'industrie coréenne", explique Cindy Kang, de chez SK Telecom.
 
La France, qui enregistrait 51 millions d'utilisateurs d'un mobile en février 2007, ne connaît pas encore ce type d'insurrection. Le 19 juin, néanmoins, le Conseil de la concurrence s'est prononcé en faveur d'une baisse des tarifs de gros pour les opérateurs mobiles.
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 20/06/2007)