Si le commerce de détail en ligne est en constante augmentation, de nouvelles barrières économiques se dressent, qui pourraient toutefois être dépassées par l’ascension du m-commerce.

Taxes et frais divers, une menace à la croissance du e-commerce ?

Aux Etats-Unis, les dépenses de e-commerce au premier trimestre 2013 sont en hausse de 11% par rapport au premier trimestre 2012, incluant un gain de 13% pour le commerce de détail et 8% pour les voyages. Mais si la confiance des consommateurs envers le e-commerce continue de s'améliorer, la sensibilité au prix demeure toujours un facteur important du comportement des acheteurs en ligne. En effet, une étude menée par comScore aux Etats-Unis au cours du premier semestre 2013 a révélé que les frais d’expédition gratuits, l'application de la taxe de vente et les options de livraison sont toutes susceptibles d'affecter la santé du canal du e-commerce. Mais le fait que 60 millions d’Américains possèdent une tablette et 137 millions un Smartphone pourrait s’avérer toutefois bénéfique.

Un consommateur sensible au prix… mais aussi aux taxes

Ainsi, plus de sept Américains sur 10 (73%) ont changé leur comportement d’achat suite aux changements relatifs aux lois fiscales sur les salaires. 46% ont réduit leurs dépenses de manière globale et 32% utilisent des coupons de réduction plus souvent. Pour près de la moitié des interrogés (49%), la livraison gratuite est un facteur essentiel dans leur décision d’achat. 26% d’entre eux évoquent l’accès à des offres en ligne exclusives. La majorité des consommateurs américains sont au courant des propositions fiscales lancées par Amazon (« Amazon tax ») et 54% disent qu'une telle taxe les rendrait moins enclins à acheter des articles en ligne. Cependant, ils affirment qu’ils accepteraient de payer le coût supplémentaire d'une taxe de vente en ligne, si en contrepartie, les frais d'expédition devenaient eux gratuits.

Le m-commerce affirme sa présence dans le commerce de détail en ligne

Près de la moitié du temps passé sur les sites de commerce en ligne de détail se déroule maintenant via les smartphones (34%) et tablettes (14%). Ces plate-formes mobiles permettent en fait aux détaillants d’étendre considérablement leur présence numérique globale. Et même si, conformément à une étude réalisée récemment par Visual.ly, comScore révèle que les utilisateurs de tablettes sont plus susceptibles de procéder à des achats en ligne que les utilisateurs de Smartphones, avec respectivement 37 et 20%, le panier d’achat lui est inférieur. En effet, le panier d’achat moyen d’un utilisateur de Smartphone atteint 139$ contre 91$ pour les utilisateurs de tablettes. Selon comScore, la propension supérieure à dépenser présente chez les propriétaires de Smartphones pourrait s’expliquer par l’effet de showrooming.

Rédigé par Pauline Trassard
Journaliste