On le sait déjà, depuis quelques mois, certains abonnés, notamment chez SFR, sont victimes de la saturation des réseaux. L’Association française des utilisateurs de téléphone mobile reçoit par dizai...

On le sait déjà, depuis quelques mois, certains abonnés, notamment chez SFR, sont victimes de la saturation des réseaux. L’Association française des utilisateurs de téléphone mobile reçoit par dizaines les plaintes de particuliers ne pouvant utiliser normalement leur appareil. Chez SFR on admet “nous avons connu de gros problèmes de saturation, notamment cet été sur l’axe central parisien Concorde-La Défense. Cette zone que l’on appelle “le croissant d’or” est l’une des plus encombrées au monde, avec une densité d’appels comparable à celle de la ville de Hongkong”. Pour pallier ce problème de couverture, principalement sensible à Paris, SFR a, au cours de l’été, remplacé à Paris 500 antennes jugées trop vielles, équipé 390 sites de micro-bornes pour recevoir des appels à l’intérieur des bâtiments et installé sur les toits 140 nouvelles antennes. Pour doubler sa capacité de réception dans la capitale, Cegetel a investi en 1998, 1 milliard de F.

De son côté, Itinéris a depuis 1996 doublé son nombre de relais sur l’ensemble du territoire, passant de 3 000 à 6 500 bornes de réception. L’opérateur précise “nous avons simplement connu des difficultés dans les stades pendant la Coupe du monde, au moment des mi-temps et à la fin des matchs”.

Dernier arrivé sur le marché de la téléphonie mobile, Bouygues Télécom bénéficie, pour sa part, de la qualité de sa norme DCS 1 800 qui autorise le passage d’un plus grand nombre de communications.

Du reste, sans augmentation de tarifs, Itinéris et SFR proposeront en janvier prochain à leurs nouveaux abonnés l’option bimode permettant de passer automatiquement d’une norme à l’autre selon l’encombrement du réseau. Courage donc, les problèmes de saturation devraient progressivement disparaître. (Le Parisien 27/10/1998)