A la fin du mois de novembre dernier, l'association de consommateurs « UFC-Que choisir » avait déjà fait parler d'elle de manière virulente sur la tarification des SMS par les opérateurs français ...

A la fin du mois de novembre dernier, l’association de consommateurs « UFC-Que choisir » avait déjà fait parler d’elle de manière virulente sur la tarification des SMS par les opérateurs français. Dénonçant l’abus de position dominante de Bouygues Telecom, d’Orange et de SFR, l’UFC-Que choisir avait saisi le Conseil de la concurrence, après avoir calculé qu’un SMS coûtait 0,02 euro à l’opérateur, qui le facturait en moyenne 0,15 euro à l’unité (soit 82 % de marge bénéficiaire !).

Aujourd’hui, l’association fait savoir qu’elle soutient un amendement de loi sur l’économie numérique qui pourrait être adopté en seconde lecture par l’Assemblée nationale ce mercredi. L’amendement en question prévoit notamment que les communications téléphoniques soient désormais décomptées à la seconde. Comme ont pu le remarquer les clients d’opérateurs de téléphonie fixe ou mobile, leurs communications leur sont fréquemment facturées selon des crédits temps.

Par exemple, beaucoup d’opérateurs de téléphonie mobile déclarent la première minute « indivisible », c’est-à-dire qu’une communication de 15, 30 ou 45 secondes coûte de toutes les façons une minute à l’utilisateur. Sur le même principe, les opérateurs de téléphonie fixent leurs paliers de facturation. Au total, ce sont 50 % du coût des appels qui sont générés par ce procédé lucratif, puisque comme l’a comptabilisé l’ART (Autorité de Régulation des Télécoms) 60 % des appels passés durent moins d’une minute.

Si, comme le demande l’UFC-Que choisir, l’Assemblé nationale adopte l’amendement de loi et contraint les opérateurs à afficher leur tarification par seconde, il existe une probabilité que les opérateurs augmentent le prix des communications. Affaire à suivre…

(Atelier groupe BNP Paribas – 07/01/2004)