Selon l’étude annuelle publiée par l’Idate, actualisée trimestriellement «l’Atlas Mondial des Mobiles», on s’aperçoit que la croissance du marché des mobiles sur les principaux marchés se ralentit. ...

Selon l’étude annuelle publiée par l’Idate, actualisée trimestriellement «l’Atlas Mondial des Mobiles», on s’aperçoit que la croissance du marché des mobiles sur les principaux marchés se ralentit. Au 1er trimestre 2001, les cinq grands marchés européens n’ont progressé que de 7,3 %, contre 12,7 % au 1er trimestre 2000 (+ 9,59 % pour l’Allemagne, + 8,9 % pour le Royaume-Uni, + 7,8 % pour la France, + 4,1 % pour l’Italie et + 5 % pour l’Espagne). Fin mars 2001, ces cinq pays totalisaient 197 455 117 abonnés, dont 13 352 181 au 1er trimestre 2001. Les Etats-Unis et le Japon enregistrent également une légère baisse de leur croissance, respectivement 3,5 %contre 5,7 % au 1er trimestre 2000, et 5,1 % contre 5,5 %. En revanche, la Chine enregistre une croissance de son marché mobile de 16,1 % (13,3 % l’an passé). Au 31 mars 2001, les Etats-Unis totalisaient 112 302 386 abonnés à la téléphonie mobile, le Japon 60 943 400 et la Chine 100 386 106. D’ici la fin 2001, la Chine devrait atteindre voire dépasser les 130 ou 140 millions d’abonnés. Avec 13 millions d’abonnés supplémentaires au 1er trimestre 2001, l’Europe contribue à la croissance du marché des mobiles à un niveau plus que double de la contribution combinée des Etats-Unis et du Japon (respectivement 3,8 millions et 2,9 millions). Sur cette période, la Chine contribue pour la majeure partie (40,1 %, soit 13,9 millions) des nouveaux abonnés. En Europe, l’Allemagne reste le premier marché en terme de nouveaux abonnés (4,6 millions), alors que l’Espagne n’enregistre que 1,2 millions d’abonnés supplémentaires. Côté constructeurs, fournisseurs d’infrastructures et de terminaux mobiles, plusieurs facteurs peuvent se conjuguer. Tout d’abord, un net ralentissement des commandes de terminaux GSM dû essentiellement à l’important volume de stocks accumulés par les opérateurs fin 2000 et un retard des renouvellements de gamme GPRS. Le peu de succès du WAP et les efforts des opérateurs pour limiter les subventions sur les terminaux devraient encore accentuer le ralentissement de la croissance et le renouvellement en unité des terminaux mobiles. En dehors de la Chine, les commandes d’infrastructures GSM sont aujourd’hui essentiellement des commandes destinées à densifier les réseaux que des commandes de premier équipement. En outre, les investissements attendus dans les infrastructures UMTS (plus de 160 milliards d’euros en Europe) seront probablement décalés sous l’effet des reports d’ouverture et des difficultés techniques, voire diminués sous l’effet des consolidations industrielles ou des pratiques de mutualisation. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 12/06/2001)