Lyon. Ne regrettant pas l'option prise par le Grand Lyon, Jacques Moulinier, adjoint de Raymond Barre, déclare "nous savions que Lyon était une ville où une bataille allait se livrer autour des ...

Lyon. Ne regrettant pas l'option prise par le Grand Lyon, Jacques Moulinier, adjoint de Raymond Barre, déclare "nous savions que Lyon était une ville où une bataille allait se livrer autour des boucles de télécommunications locales après la libéralisation de ce secteur. Mais la réalité dépasse tout ce que l'on avait imaginé. Nous avons bien fait d'anticiper les évènements, l'important étant que les entreprises et les institutions disposent d'une offre de services la plus large possible". Moyennant une redevance payée à la communauté urbaine jouant le rôle de guichet unique, les opérateurs peuvent installer des câbles dans les 50 kms d'égouts appartenant au Grand Lyon. Ils peuvent aussi louer des fibres dans les quatre câbles installés par le Syndicat des transports en commun, dans les 28 km de métro. Lorsqu'il n'existe pas d'infrastructures souterraines publiques, les opérateurs, ne voulant pas passer par celles de France Télécom, doivent faire leurs propres tranchées et s'acquitter d'une redevance d'occupation du service public routier. Pour éviter que les chantiers ne se multiplient, la communauté urbaine a instauré le principe de la mutualisation. Un opérateur est ainsi invité à surdimensionner ses installations qui pourront être partiellement revendues à des concurrents. Depuis juillet, 95 km de réseaux représentant 250 km de câbles ont été réalisés. 8 des 13 opérateurs présents aujourd'hui ont investi dans des réseaux et dans des centres téléphoniques (notamment Cegetel, Bouygues Télécom, Siris, Hermès, Omnicom, Colt ...). La communauté urbaine perçoit actuellement 3,7 millions de F au titre des locations et redevances, y compris celles versées par France Télécom qui possède 13 000 km de fourreaux. Elle souhaite que les opérateurs s'engagent à travers une convention-cadre. Fonctionnaire en charge de la coordination, Pierre Pijourlet remarque toutefois "les treize ont donné leur accord pour signer ce protocole, mais aujourd'hui aucun d'eux n'est passé à l'acte. Ils trouvent toujours un détail qui ne leur convient pas". (Les Echos - 20/04/1999)