Le site de micro-blogging est identifié par un nombre important d'internautes et d'entreprises français. Mais pas encore forcément utilisé. Résultats de l'étude réalisée par L'Atelier et FaberNovel.

Alors que le site de micro-blogging vient d’offrir une version française à ses utilisateurs, on en sait encore assez peu sur ses usages. L’Atelier et FaberNovel ont dévoilé aujourd’hui lors d’une conférence les résultats d’une étude menée en commun. Conclusion : 60 % des internautes français affirment connaître Twitter*. Une notoriété qui ne s’étend pas aux autres sites de micro-blogging : moins de 5 % ont entendu parler de friendfeed ou yammer. Pour autant, cette reconnaissance ne s’est pas encore traduite en acte, du moins dans l’Hexagone. A peine 10 % des internautes qui connaissent Twitter l’utilisent. Concrètement son usage premier pour la moitié des utilisateurs consiste à chercher, échanger et lire des informations. Les deux autres usages principaux concernent la création d’un réseau d’expert et la gestion de sa "marque personnelle".
Des nouveaux usages centrés sur les professionnels ?
Côté entreprises, les groupes de média, type CNN, ont largement adopté Twitter, de même que les sociétés high-tech. Les grands groupes ont en revanche encore un peu de mal à valoriser leurs comptes : la moitié des cent premières entreprises du classement de Fortune ont ainsi moins de cinq cents abonnés. De manière générale, les entreprises utilisent Twitter pour faire de la veille stratégique et concurrentielle, du marketing ou évaluer la satisfaction de leurs clients. Avec 25 millions d’utilisateurs attendus en 2009 et un revenu qui devrait atteindre 4 millions de dollars pour le dernier trimestre, Twitter est loin d’avoir terminé sa croissance. En 2013, on peut ainsi attendre jusqu'à un milliard de personnes qui "twitteront", et les revenus devraient dépasser le milliard et demi de dollars.
Une reconnaissance qui tarde à se concrétiser
De nouveaux usages devraient apparaître, de nature à intéresser les professionnels et à monétiser la plate-forme. L’étude évoque ainsi la possibilité d’y effectuer des recherches marketing, de proposer des offres promotionnelles ou de la publicité contextuelle. Twitter cherche encore un modèle d’affaires viable, mais rien ne presse. Les auteurs rappellent que le site de micro-blogging peut se permettre financièrement de tester plusieurs types de services à petite échelle avant une adoption massive. Dans le même temps la croissance de sa communauté lui assure un quasi monopole sur son marché.
*Résultats d'un sondage Ifop pour L'Atelier.
Twitter study by faberNovel and L’Atelier
View more documents from L’Atelier.

Télécharger l'étude Twitter