Dans son rapport annuel sur la réglementation et les marchés des communications électroniques en Europe, rendu public le 20 février, la Commission européenne souligne le renforcement de la...

Dans son rapport annuel sur la réglementation et les marchés des communications électroniques en Europe, rendu public le 20 février, la Commission européenne souligne le renforcement de la concurrence sur les marchés de détail et estime que les perspectives en matière d'innovation et d'investissements sont favorables. Cependant, des efforts restent à faire.
 
Le secteur des communications électroniques représentait en 2005 une valeur de 273 milliards d'euros, soit environ 44,4 % de l'ensemble du secteur des TIC, contre 43 % en 2004.
 
Haut débit : le nombre d'Européens connectés en haut débit est passé à 53 millions, une augmentation de plus de 20 millions de lignes sur l'année 2005 qui représente un taux de pénétration de 11,5 % sur l'ensemble de l'Union européenne.
 

 
Bruxelles accorde un bon point à la France qui, avec près de 10 millions de lignes ADSL fin 2005 dont environ 2,8 millions de lignes dégroupées, fait partie des leaders européens.
 
Téléphonie mobile : la Commission observe en la matière des " indiquant que le marché des communications vocales arrive à maturité", tout en constatant que les chiffres d'affaires ont continué à progresser d'environ 5,9 %. Le secteur reste toutefois dynamique, notamment grâce au développement des services de troisième génération. Le taux de pénétration moyen atteint 92,8 % en Europe.
 
Des efforts restent à fournir au niveau de l'itinérance internationale (roaming) et de la sensibilisation au numéro d'appel d'urgence unique européen, ainsi que de l'annuaire universel et de la portabilité du numéro, particulièrement en France.
 
Téléphonie fixe : les communications vocales via la traditionnelle ligne de cuivre restent toujours la principale source de revenus des opérateurs, avec un chiffre d'affaires estimé à 85,8 milliards d'euros en 2005. Toutefois, cette source de revenus ne cesse de s'appauvrir, souligne le rapport, qui précise encore que "la téléphonie vocale par Internet (VoIP) constitue une menace supplémentaire pour la position sur le marché des acteurs solidement établis".
 
Alexandre Laurent, pour l'Atelier
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 24/02/2006)