En juin dernier, l'Autorité de Régulation des Télécommunications (ART) établissait que la France comptait plus de 11 millions d'abonnés à Internet. Au total, le chiffre d'affaires des abonnements Internet au deuxième trimestre 2004 s'est élevé à...

Les faits marquants
Progression du haut débit
En juin dernier, l'Autorité de Régulation des Télécommunications (ART) établissait que la France comptait plus de 11 millions d'abonnés à Internet. Au total, le chiffre d'affaires des abonnements Internet au deuxième trimestre 2004 s'est élevé à 660 millions d'euros, dont 458 millions sont l'œuvre du haut débit. Le bas débit, lui, régresse et son chiffre d'affaires a fondu de 11 % entre le 1 er et le 2 ème trimestre 2004.
Selon l'autorité, la France comptera plus de 6 millions d'abonnements au haut débit à la fin 2004, contre 3,6 millions fin 2003. La principale raison de cette progression réside dans la démocratisation des accès Internet : de plus en plus de débit pour des tarifs de plus en plus bas. Selon une très récente étude du cabinet Nielsen//NetRatings, la France a enregistré ces 12 derniers mois la plus forte progression de sa population internaute : + 16 %
Le dégroupage
Au 1er octobre 2004, 1.0500.000 millions de lignes étaient dégroupées. Le dégroupage concerne aujourd'hui 20 % des lignes DSL en France, qui se place à la deuxième place européenne sur ce segment. Le dégroupage concerne désormais toutes les grandes villes et une partie des villes de taille intermédiaire, mais laisse encore hors-jeu 13 départements.
Répercussions sur les usages
A 90 % les abonnés Internet se servent du réseau des réseaux pour rechercher de l'information. A 74,2 % ils utilisent le courrier électronique et à 32,8 % ils téléchargent et transfèrent des fichiers. 0,4 % des abonnés téléphonent sur Internet, 21,5 % se servent de la messagerie instantanée, 10 % vont sur des forums de discussion et 13,9 % achètent des produits ou des services en ligne (Source : Datanova) .
L'e-commerce
Plus de connections au haut débit = plus de transactions en ligne et plus de recettes publicitaires pour les sites et les portails du web. La banque d'affaires Goldman Sachs a publié une étude prévisionnelle qui démontre que les internautes équipés d'un accès haut débit (DSL ou câble) dépensent 26 % d'argent de plus que les internautes disposant d'une connexion classique bas débit.
Les précautions
- Plus de dégroupage : Au début du mois de décembre, certains fournisseurs d'accès Internet ont été contraints d'augmenter leurs tarifs sur certaines offres dans les zones non dégroupées. Tiscali a ainsi augmenté de 5 euros son forfait ADSL à 20 euros pour 512 Kbits seconde, en expliquant que la décision de l'ART de ne pas réguler les tarifs de gros sur l'ADSL ne lui laissait pas d'autre choix.
- Attention à la fracture numérique : l'arrivée du Wimax dans toutes les campagnes non couvertes par l'ADSL n'est pas pour demain. Pour commencer, il faut que l'ART distribue des licences (un seul opérateur en détient une aujourd'hui).
- Le rôle des pouvoirs publics : l'opérateur British Telecom a publié cette semaine un rapport prévenant les autorités et les opérateurs, qu'Outre Manche des pans entiers de la population (bas salaires, handicapés, personnes âgées) restent exclus d'Internet. Pour l'opérateur, cette donnée signifierait d'ici peu l'exclusion sociale de nombreuses familles.