En vertu d'un accord passé avec l'Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), Verisign a obtenu la prolongation de son contrat de gestion des noms de domaine portant l'extension...

En vertu d'un accord passé avec l'Icann ( Internet Corporation for Assigned Names and Numbers ), Verisign a obtenu la prolongation de son contrat de gestion des noms de domaine portant l'extension .com pour cinq années supplémentaires, soit jusqu'en 2012. Pour garder la main sur la manne financière que représente l'administration de ces quelque 35 millions d'adresses, Verisign a consenti à abandonner ses poursuites contre l'organisme de régulation des noms de domaine.

L'affaire remonte à septembre 2003, lorsque Verisign met en place une redirection automatique des adresses inexistantes ou mal orthographiées (les fameuses erreurs 404) vers un moteur de recherche publicitaire. La réaction ne se fait pas attendre : l'Icann juge que ce procédé risque de nuire à la stabilité du réseau et force Verisign à mettre fin à ces redirections .

En février 2004, Verisign porte plainte, estimant que l'Icann avait outrepassé ses prérogatives et que le régulateur restreignait de façon illégale et partiale la compétitivité. Rejetée une première fois par un tribunal fédéral, l'affaire a ensuite été portée devant un tribunal californien devant lequel elle s'est plus ou moins enlisée.

Par cet accord, Verisign et l'Icann soldent le litige qui les opposait. Verisign retire sa plainte, et reçoit en échange le droit de gérer les domaines en .com pendant cinq années supplémentaires. A six dollars par an et par nom de domaine, l'on comprend sans peine les motivations de la société de Moutain View.

Quel bénéfice pour l'Icann ? A quelques semaines du Sommet mondial de la société de l'information (15 et 16 novembre, à Tunis), le régulateur des noms de domaine, dont le système de gestion est vivement contesté par les Nations Unies, compte sur Verisign pour lui apporter son soutien. Ce point est même stipulé en toutes lettres dans les termes de l'accord, disponibles sur le site de l'Icann .

(Atelier groupe BNP Paribas - 26/10/05)