conscient d'avoir perdu la première manche concernant le prix proposé pour les 70 % de Retevision (voir la revue de presse du 11 juin), le consortium Opéra (France Télécom, Sprint, Banco Central His...

conscient d'avoir perdu la première manche concernant le prix proposé pour les 70 % de Retevision (voir la revue de presse du 11 juin), le consortium Opéra (France Télécom, Sprint, Banco Central Hispano) veut redresser la situation et son image de marque en tentant de gagner la bataille de l'opinion publique. Opéra promet ainsi de réduire les tarifs téléphoniques entre 35 et 40 % jusqu'à 2 000, par rapport au tarif actuel de Telefonica. Au cours des dix prochaines d'années, le consortium promet, en outre, d'investir 560 milliards de pesetas (22,4 milliards de F), alors que l'investissement global prévu par STET-Endesa ne dépassera guère les 16 milliards de F. Par ailleurs, Opéra promet de créer 7 000 emplois jusqu'à 2007 (5 000 pour la STET-Endesa), indépendamment des 1 300 nouveaux postes de travail créés également en moyenne chaque année par les 34 fournisseurs espagnols ayant signé des accords avec Opéra. La rentabilité de l'opération sera assurée, selon le consortium, à partir de l'an 2000. Opérationnel à partir d'octobre prochain, Retevision pourrait avec son service téléphonique et global couvrir au début de 2001 les 72 villes les plus importantes du pays. Son volume d'affaires s'élèverait, au cours des dix prochaines années, à 16 milliards de F, soit une part de marché de 12 % en 2007. Par ailleurs, 5 % du capital d'Opéra pourrait être pris par Renfe qui céderait au consortium l'utilisation de 7 620 km de fibres optiques et les droits de passage sur les 15 000 km de son réseau ferroviaire. (Les Echos - 16/06/1997)